Vivez le livre … Livrez le vide


Pluton-Magazine : Pourquoi avez-vous choisi d’être éditeur ?

François Michalon Une opportunité ou plutôt une chance ! En cherchant un éditeur pour un ami qui avait autant envie d’écrire que moi d’éditer, je me suis retrouvé à le publier. Devant le succès du premier livre intitulé « De quoi je me mêle » de John Edward Tang, je me suis pris au jeu et j’ai continué d’éditer d’autres livres.

Pluton-Magazine : Quelles sont les difficultés que rencontre une jeune maison d’Edition telle que la vôtre ?


François Michalon Celles de toute personne qui veut entreprendre et créer sa propre entreprise. Pour l’édition, il est nécessaire d’avoir une bonne équipe comprenant une personne pour la composition et la mise en pages, un graphiste, un diffuseur et distributeur, un attaché de presse, et bien sûr des auteurs et des textes. Une fois tous ces éléments indispensables réunis, l’on doit ajouter  alors la chance et l’envie des lecteurs de découvrir de nouveaux écrits.

Pluton-Magazine : Etre présent au Salon du Livre est-ce vraiment encore porteur ?

François Michalon : Comme pour tout Salon, celui du Livre est un lieu d’échanges, de contacts, la réunion de nombreux éditeurs et l’occasion de se faire connaître auprès du plus grand nombre, d’où une meilleure notoriété. Or, cette année, en ce qui nous concerne, notre emplacement ne nous a pas favorisés. Il était trop excentré. Ajoutons à cela un prix d’entrée de 12 €, la psychose de l’attentat possible et les contrôles à l’entrée trèslongs…Résultat : 15 % de visiteurs en moins. Sur un plan plus bénéfique, les auteurs y participent activement : ils le préparent, utilisent les médias et réseaux divers pour communiquer et enfin, sont ravis de dédicacer leurs œuvres lors du Salon de Paris. Ce moment privilégié leur permet de rencontrer leur public, d’en captiver un nouveau et de rebondir sur d’autres événements. Ce salon a été une réussite pour les auteurs des Editions Fortuna,tels Aurore Boyard, Béatrice Pannier, Vincent Hamain, Edith Rébillon, Alexadra Pasquer, Marie-Andrée Ciprut et d’autres qui absents ou bien malades continuent à fournir un effort considérable de promotion de leurs œuvres et je tiens à saluer. . Et puis, n’oublions pas, parmi ses auteurs, des personnalités comme Nelson Monfort, Fabien Lecoeuvre et Francis Lalanne qui sont de vraies locomotives. Regardez nos photos et vidéos sur editionsfortuna.blogspot.fr et vous verrez une ambiance extraordinaire !

Pluton-Magazine : Le monde du livre est-il condamné ?


François Michalon Quelle question ? 9 nouveaux livres sont édités toutes les heures en France, soit 79 300 nouveaux ouvrages, dont environ 50% de nouveautés. Une production éditoriale en augmentation depuis plusieurs années et que l’édition numérique n’a nullement supplantée. Le nombre de livres proposés par l’Edition en France en 2011 était de 622 440 références. Les Editions Fortuna et La Providence publient également, par l’intermédiaire d’un diffuseur, ses auteurs en numérique. C’est une formule complémentaire offrant le livre à un prix plus attractif. Dire que le livre est « condamné », ce n’est pas tout à fait vrai. Il serait plus juste de parler d’évolutions,avec l’apparition d’imprimantes chez les libraires. Je conclurai en disant que le livre ne disparaît pas mais que les circuits de distribution du livre évoluent.

 Pluton-magazine : Comment voyez-vous l’avenir des Editions Fortuna ?

François Michalon : Je ne suis pas voyant  comme Isabelle Viant, la voyante des stars, que nous venons de publier.Les événements actuels m’incitent à envisager l’avenir à court et moyen termes.  La ligne éditoriale me permet de rester à taille humaine, éveillé sur l’actualité, tout en publiant 25 titres par an avec réactivité, souplesse et légèreté de fonctionnement. Je suis entouré d’une bonne équipe et d’auteurs présents sur le terrain.

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