La défaite récente de l’homme par la machine est-elle un signe du déclin de l’intelligence ?

Vers une fin de l’intelligence ?

La défaite récente de l’homme par la machine est-elle un signe du déclin de l’intelligence ? Deep Blue, Deepmind sont les noms des deux super-ordinateurs rivalisant coude à coude avec l’intelligence humaine. L’homme a toujours bâti des constructions immenses pour prouver sa légitimité, citons : la Tour de Babel, les pyramides d’Egypte, les cargos, avions, excavateurs, tours… il n’y a plus de limite à l’imagination fertile de l’Homme. Des constructions toujours plus grosses pour prouver ce que l’infiniment petit est capable de faire. Ce sont tous les résultats du même chef-d’œuvre : le cerveau, dont le pourcentage d’exploitation réelle n’est qu’une étincelle.

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« Créons la machine à notre image »

L’intelligence n’a pas de limite. Elle se passe comme un témoin lors d’une course de relais d’une époque à une autre. De plus en plus, l’homme développe une intelligence collective, sectaire, confinée à quelques individus (recherches/développements). Si aujourd’hui, la machine dépasse l’homme, l’homme a peut-être l’ambition de vouloir dépasser son Maître. Depuis quelques années, les studios de cinéma tendent à nous habituer au concept de l’intelligence artificielle (l’I.A).

La dernière production en date, Lucy, un film de Luc Besson est l’évolution parfaite de Dinqnesh. Seulement, ce nom n’a rien à voir avec la beauté de Scarlett Johansson. Dinqnesh est le surnom du fossile de l’espèce éteinte Australopithecus afarensis, découvert sur le site d’Hadar, en Éthiopie, en 1974, par une équipe de recherche internationale baptisée aussi Lucy. La fin de ce film nous laisse réfléchir au pouvoir immense de l’intelligence, si l’on parvenait à la dompter.


L’I.A, reconnaissons-le, n’est qu’une pâle imitation de notre intelligence reconstituée avec tous ses défauts. Des lors, comment peut-on être sûrs que nos scories intellectuelles seront triées pour ne pas reproduire nos erreurs d’aujourd’hui ? Si nous parvenons à opérer ce miracle de la science, nous aurons sans doute du mal à accepter cette domination perfectible. Notre imperfection risque de nous rappeler notre envie incessante de reconnaissance, de pouvoir et de gloire.


La singularité technologique


Il y a quelques siècles, on marchait à pied, puis à cheval, puis le train est arrivé suivi de l’avion…, seulement, ces évolutions étaient espacées dans le temps. Depuis l’avènement d’internet dans les années 90, la croissance technologique a été pour ainsi dire sans limite.


La singularité technologique est un concept selon lequel, à partir d’un point hypothétique de son évolution technologique, la civilisation humaine pourrait connaître une croissance technologique d’un ordre supérieur. Pour beaucoup, il serait question d’intelligence artificielle, quelle que soit la méthode pour la créer. Au-delà de ce point, le progrès ne serait plus l’œuvre que d’intelligences artificielles, ou « supra intelligences », elles-mêmes en constante progression. La singularité induirait des changements tels sur la société humaine que l’individu d’avant la singularité ne pourrait ni les appréhender ni les prédire de manière fiable. Le risque en serait la perte du pouvoir humain, politique, sur son propre destin.


Certains craignent ce futur tandis que d’autres se battent pour ce nouveau modèle salutaire qui pourrait bien révolutionner la science, la santé et améliorer la vie sur terre. Quoi qu’il en soit, la faculté de penser, d’analyser et de prendre des décisions, ce qu’on appelle intelligence, a permis la survie de l’espèce humaine, végétale et animale depuis quelques millions d’années maintenant.

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cocksphotoGeorges, COCKS romancier, nouvelliste et poète guadeloupéen, originaire de l’île de Saint+Martin.

 

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