Entre les lignes (6): 12e Edition du Prix Senghor du 1er roman francophone et francophile

 

 

La remise officielle du Prix Senghor 2017 a eu lieu, le vendredi 29 septembre 2017, à 20h00 au Centre Wallonie-Bruxelles 46, rue Quincampoix, 75004 Paris. Des animations littéraires (lectures, débat avec les membres du jury, récital poétique) ont ponctué cette soirée de remise de prix devant un public attentif qui avait fait le déplacement pour assister à l’événement.

 

Les membres du jury ont tenu à remercier le public pour le déplacement mais surtout à expliquer tour à tour le déroulement d’une délibération très animée. Il  n’y a pas vraiment de perdant et le fait même d’avoir été sélectionné est un grand honneur. Mais, c’est le québécois Stéphane Larue qui fut récipiendaire de ce prix Senghor 2017, pour son roman Le Plongeur.

 

 

 

 

Le Prix Senghor veut distinguer et promouvoir de « jeunes » écrivains d’expression française qui ont réussi à créer, en utilisant la langue qu’ils ont en partage, « des œuvres de beauté » et de qualité. « Le Prix Senghor» veut inciter des « primo écrivains » à utiliser davantage, au niveau international, la langue française comme outil d’expression écrite. Ce prix souhaite parallèlement, rendre un hommage au « poète-président » sénégalais, Léopold Sédar Senghor, messager amoureux de cette belle langue, agrégé de grammaire française (1935) et membre de l’Académie française (1983-2001).

Léopold S. Senghor, a en effet, toujours soutenu la création artistique et pensé que les Arts et les Lettres avaient vocation particulière à exprimer l’humaine condition. C’est de cet humanisme, soucieux du respect des différences, mais pétri d’universalité et de convergence dans la fraternité, que se réclame ce prix.

 

 

Le dialogue entre les cultures, au travers du partage volontaire d’une langue commune, telles sont les valeurs que souhaite véhiculer le prix Senghor du 1er roman francophone et francophile. Ce prix est doté d’une somme de 2 000 €.

 

    

 

Délégation générale du Québec à Paris. Mireille Lacroix – Stéphane Larue

 

 

Cette année 11 titres ont été retenus pour la finale :

1. Rapatriés / Néhémy Pierre-Dahomey, Ed. du Seuil (Haïti)

2. Désorientale / Negar Djavadi , Ed. Liana Levi (Iran)

3. Mon royaume pour une guitare / Kidi Bebey , Ed. Michel Lafon (Cameroun)

4. Dans la forêt lointaine / Marie-Pierre Burtin, Ed. Kéro (France)

5. Le modèle /Manuel Capouet Ed. Diagonale (Belgique)

6. Saison des ruines / Bertrand Schmid, L’Âge d’homme (Suisse)

7. Le plongeur / Stéphane Larue, Le Quartanier (Québec)

8. Monsieur Origami / Jean-Marc Ceci Ed. Gallimard (Belgique)

9. La solitude des enfants sages / Martine DuquesneEd. La Cheminante (France)

10. Les hommes et toi / Selma Guettaf, Ed. Apic (Algérie)

11. Celui-là est mon frère / Marie Barthelet, Ed. Buchet Chastel (France)

 

Dans cette course  le jury, composé  de diverses personnalités,  devait au finale partager 3 titres:

 

1.Rapatriés / Néhémy Pierre-Dahomey, Ed. du Seuil (Haïti)

2.Mon royaume pour une guitare / Kidi Bebey , Ed. Michel Lafon (Cameroun)

3. Le plongeur / Stéphane Larue, Le Quartanier (Québec)

 

Lors des délibérations qui se sont déroulées à la brasserie le François Coppée ,1 bld de Montparnasse, Paris 6ème et après des discussions très animées, le jury, présidé cette année par Nicolas Forest, (Bibliothécaire à La Médiathèque Landowski, à Boulogne) a décidé au 5e tour de scrutin d’attribuer le 12e Prix Senghor, par 9 voix contre 4 à : Stéphane Larue (Québec), pour « le Plongeur » Ed. Le Quartanier .

Stéphane Larue est né à Longueuil (Québec) en 1983. Il détient une maîtrise en littérature comparée de l’Université de Montréal. Il travaille dans le milieu de la restauration depuis une quinzaine d’années. Il vit à Montréal. Le plongeur est son premier livre. Il a obtenu aussi le prix des libraires au Québec le « Prix des libraires du Québec 2017″ .

 

 

Le Plongeur de Stephane Larue

 

 » Avec « Le Plongeur », Stéphane Larue nous rappelle combien le roman demeure encore la forme par laquelle il demeure possible de questionner le monde sans présupposer la possibilité d’une réponse rassurante. C’est un roman d’apprentissage : un jeune homme, étudiant en arts graphiques – On apprend presque à la fin son prénom, Stéphane – voit ses ressources fondre, sans cesse dévorées par la dépendance au jeu.

Affection, capacités intellectuelles, projets et argent sont captés sans rémission, en particulier par les machines que l’on trouve dans les bars de Montréal, où il habite. Il trouve, croyant pouvoir se « refaire », un travail de plongeur dans un restaurant, La Trattoria. C’est effectivement plus qu’un travail qui est amorcé, mais bien un véritable apprentissage, éprouvant, dans lequel il va en fait se perdre, avant que l’amitié et la bienveillance ne lui permettent de reconstruire en lui la capacité à reprendre confiance, à mener des relations d’adultes avec les autres, à cesser de mentir, pour espérer sauver la face.

Ce qui est étonnant dans ce roman est la manière dont le lecteur est presque capté lui aussi par cette immersion et dont il accompagne les personnages qui tentent de prendre leurs marques dans la nuit montréalaise et hivernale. Ce sont en effet à peine quelques mois qui sont racontés, ceux qui entourent les fêtes de fin d’années… » (Résumé tiré de la chronique de Yves Chemla (juré Prix Senghor)

 

Les membres du Jury Prix Senghor 2017

 

Président du jury 2017 : Nicolas Forest, Bibliothécaire (Médiathèque Landowski, Boulogne -Billancourt)

Membres du jury Senghor:

Vénus Khoury-Ghata, écrivaine (Liban)

Thierry Bellefroid, critique littéraire à la RTBF (Belgique)

Lise Gauvin, Chercheure, littérature francophone, critique littéraire  (Québec)

Catherine Fruchont-Toussaint, journaliste et critique littéraire à Radio France International RFI, (France)

Isabelle Colin, Conservatrice au Réseau des bibliothèques Ville de Paris (France)

Dominique Filippi, BNF et lectrice

Élisabeth Lesne, Editrice, ex-responsable du Prix littéraire de la Porte Dorée

Tchisseka Lobelt, Critique littéraire, directrice culturelle Guyane (CTG)

Charlotte Sapin, bloggeuse littéraire (sur adeptedulivre.com)

Nicolas Forest, Bibliothécaire à la bibliothèque Landowski (Boulogne-Billancourt)

Yves Chemla, Chercheur et critique littéraire

Eugene Fresnel, Professeur littérature (Prépa. Sciences Pô)

Caroline Moulin Schwartz,  Bloggeuse littéraire,

Dominique Loubao, Responsable du Prix Senghor, ingénieure culturelle.

 

Pluton-Magazine/2017

Prix Senghor 2017

Photos: Pluton-Magazine

Photo: Mireille Lacroix (© Vinciane Lebrun-Verguethen)

Pluton-Magazine partenaire du Prix Senghor.

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