High-Profile: Le duo Les Contres (Contre-ténor/Contrebasse) réinvente les plus beaux airs baroques de Farinelli à Klaus Nomi

 

 

 

Photo prise en Guadeloupe au palais des sport du Gosier

         L’un rappelle la magie des voix de fausset quand, à l’époque baroque, les divas étaient des castrats qui pour certains rôles interprétaient des rôles de reine ou de princesse.

L’un rappelle la magie des sons les plus graves de l’orchestre pour un instrument à cordes, avec les battements du cœur qui rythment les échanges entre voix de contre-ténor et voix de contrebasse.

La rencontre de deux instruments à cordes pour métisser des époques, des styles, des familles d’instruments, des passions communes, des arts de la scène aussi opératiques que jazzy.

Le duo  » Les Contres  » vous invite à vous plonger dans leur monde teinté de cadences baroques et d’envolées de jazz.

Le mélange des timbres est étrange, car l’un est très aigu pour un homme, et l’autre très grave pour cet instrument rappelant le corps des héroïnes d’opéra.

La voix de contre-ténor se marie avec la générosité corporelle de la contrebasse pour rendre hommage aux différentes étapes de l’amour.

Venez découvrir ce duo à travers différents spectacles, concerts et événementiels, vous comprendrez pourquoi ce duo unique au monde existe.

 

Fabrice di Falco

 

Le contre-ténor  Fabrice di Falco, chevalier de la Légion d’honneur, est né en Martinique, à Fort-de-France. Il obtient le premier Prix du Conservatoire National de Région de Boulogne-Billancourt en 1999. Fréquemment invité dans des productions d’opéras baroques et d’opéras contemporains en France et à l’étranger, il se produit en récital soliste également dans des festivals Internationaux, comme en Allemagne, Russie, Suède, Italie, Argentine, Afrique, Roumanie, Azerbaidjan, Japon, et aux Bermudes. Son timbre particulier lui permet de chanter pour Sa Majesté la Reine du Danemark, au Palais de Fredensborg, et depuis 2005, pour Sa Majesté le Sultan Qaboos bin Saïd, avec l’orchestre omanais dans un programme autour des castrats.

Les critiques musicaux saluent l’artiste pour la qualité de son timbre pur et l’éclectisme de ses programmes musicaux, du baroque au jazz, en passant par des œuvres contemporaines jusqu’à la comédie musicale. Au Forum d’Avignon 2012, il rend hommage au poète Aimé Césaire devant notamment Barbara Hendricks dans la salle du Conclave, avec un duo slam/opéra. Cette idée de mélanger ces deux courants musicaux connaît un immense succès, notamment à la Chapelle du Verbe Incarné, lors du Festival en Avignon où il est invité par Greg Germain, en Juillet 2013.

Octobre 2013 est le début d’une histoire avec le Théâtre du Gymnase, à Paris,  avec son spectacle « One Vocal Show  » où il rend « hommages, de Farinelli au Roi de la Pop », avec le Di Falco quartet,  joué une fois par mois dans ce beau théâtre parisien et qui reviendra en  septembre 2016. Le premier disque du Di Falco Quartet est salué par la critique pour l’originalité d’y avoir associé une voix rappelant celle des castrats avec un trio de Jazz. Le second disque inclut notamment le Stabat Mater de Vivaldi en version Jazz. Dans ce deuxième disque du Di Falco Quartet, sorti en Janvier 2017 chez Sony, on retrouve des duos inédits avec Julien Leleu, contrebassiste, avec des airs baroques en version Jazz très surprenants.

Fabrice di Falco continue par sa voix à être l’ambassadeur de la musique métissée à travers les opéras, les concerts, les galas caritatifs et les Masterclasses qu’il donne aux élèves curieux des voix d’hommes aiguës dans tous les styles musicaux, notamment en mars 2017, au Québec et à Montréal. Amoureux du métissage musical et vocal, le contreténor martiniquais soutient depuis trois ans le festival Musiciennes en Guadeloupe, en Martinique et en Guyane, en formant des duos avec des chanteuses de la Caraïbe, et la pianiste Lydia Jardon.

En 2015, Fabrice di Falco a remporté un succès auprès de la critique internationale pour son interprétation du rôle de Fak dans l’opéra   » Quai Ouest  » de Régis Campo à l’opéra du Rhin (en français) et à l’opéra de Nuremberg (en allemand).

En 2016, le contre-ténor assure le rôle titre du roi Obéron dans  » A midsummer night’s dream  » de Britten, à l’opéra de Metz, dans une mise en scène de Paul-Emile Fourny, ainsi que dans une version au Moulin Jaune mise en scène par le clown Slava Polounine, puis en version concert avec orchestre  à Dubai  et Oman, en Décembre 2017.

 

Fabrice di Falco, artiste exclusif chez Sony Classical and Jazz, a représenté la France aux côtés de Manu Dibango et Ray Lema, aux Jeux Olympiques de Rio de Janeiro, en août 2016, dans un programme donné avec l’Orchestre Symphonique du Brésil.

 

La rentrée de l’artiste sera ponctuée de rôles féminins avec notamment Catherine de Medicis, Pauline Viardot,  et Georges Sand, dans des mises en espace originales et avec des instruments inattendus pour célébrer ces femmes passionnées aux talents divers.

 

Photo du duo Les Contres lors du spectacle hommage à Catherine de Medicis

 

Julien Leleu

 

Dès son plus jeune âge, Julien Leleu baigne dans le monde de la musique, avec deux parents passionnés. Il se forme à la pratique de la contrebasse classique dès l’âge de 6 ans dans le Conservatoire Municipal de la ville de Rungis, dirigé par Laurent Goossaert, professeur au CRD d’Évry et au pôle supérieur de Paris. À l’âge de 8 ans, il joue pour la première fois en orchestre symphonique sous les conseils et la direction de Stéphane Cardon, alors chef d’orchestre associé de l’Orchestre National du Capitole de Toulouse. Il se perfectionne à la contrebasse classique dans la classe de Sylvain Courteix et approfondit un répertoire de contrebasse à la fois en soliste et en musicien d’orchestre. Il joue dans différentes formations orchestrales comme le Symphonia Pop Orchestra dirigé par Constantin Rouits, l’ensemble instrumental de la région d’Anjou ou encore l’orchestre du Théâtre de Rungis. La découverte du jazz apparaît à l’âge de 16 ans, auprès du pianiste Joël Bouquet avec qui il va se former au rôle de contrebassiste jazz.

En parallèle de ses études musicales, il se forme à la gestion et au management de l’entreprise à la prestigieuse université Paris-Descartes. Il applique ses connaissances dans la culture par l’intermédiaire de la compagnie les Frivolités Parisiennes où il a été assistant de production pendant son cursus à l’université. Il est actuellement en formation d’expertise comptable dans le cabinet d’audit et de conseil Ernst and Young, à Paris.

Il entre en 2014 dans l’Orchestre Symphonique et Chœur Paris Sciences et Lettres, sous la direction de Johan Farjot qui fait rayonner la musique dans différents pays comme la Chine, Israël, l’Angleterre et l’Inde, avec de grands solistes : Geneviève Laurenceau, Karol Beffa, Fabrice di Falco, Raphaël Imbert, Guillaume Cornut, Ambroisine Bré, Baptiste Herbin…

En 2015, il crée un duo contrebasse/harpe avec sa sœur Lucile Leleu, avec laquelle il remporte le deuxième prix de la catégorie jeune espoir en musique de chambre du conservatoire du centre de Paris.

Il joue depuis 2015 dans l’orchestre du Bal Blomet, ensemble fondé par le pianiste et financier Guillaume Cornut pour l’ouverture de son nouveau cabaret dans le 15ème arrondissement : le Bal Blomet se spécialise dans la musique des années 1920 du grand Paris. C’est dans cet ensemble qu’il rencontre le sopraniste Fabrice di Falco.

Depuis juin 2016, le chanteur Fabrice di Falco lui confie le pupitre de contrebassiste au sein du Di Falco Quartet. En parallèle, ils montent ensemble un duo atypique mêlant la voix de ce contre-ténor à la voix de la contrebasse autour de thèmes baroques et jazz. Le duo « Les Contres » était né.

Ces deux amis vont proposer leurs talents dans différents contextes, tel l’écrin intimiste de la cave du 38 Riv, à Paris, ou le majestueux château de Montceaux-lès-Meaux…  Ils jouent dans des soirées privées en appartements à Paris, Lille, Tours, Rungis,… et dans des festivals en Guadeloupe, Martinique, Québec, à Saint-Malo…

En janvier 2017, il est contrebassiste sur le CD de Fabrice di Falco chez Sony musique.

En 2017 verra le jour une saison de concerts en appartements organisée par « Les Contres » et regroupant différents jeunes artistes à l’avenir prometteur.

Fabrice di Falco et Julien Leleu ont pour principal intérêt la passion de la culture et essayent de trouver ensemble l’équation optimale de cette gestion culturelle.

 

 

Photo du duo lors du Live à FIP de Ray Lema et Laurent de Wilde à Marseille

Échange :

 

Nous avons eu dans notre duo une vraie volonté de faire un métissage des cultures et des genres musicaux pour atteindre le plus grand public. Nous ne voulons pas imposer la culture de l’opéra à notre public, mais nous voulons nous adapter à lui pour qu’il accepte les codes et les dogmes du grand opéra.

Avec ce duo, nous voulons jouer là où personne d’autre ne peut jouer de l’opéra, le tout en respectant  l’intégrité de notre musique et sans vulgariser les plus beaux airs qui étaient la musique du peuple au 17e siècle.

 

« J’ai toujours eu l’envie de métisser les genres, les envies et les goûts à l’image de mes origines. Je suis le fruit de deux volcans : l’Etna et la montagne Pelée. Ce mélange qui me provient de mes deux parents (mon père est italien-sicilien et ma mère est martiniquaise) m’a toujours porté à sortir des chemins déjà tracés par l’art lyrique tel que nous le connaissons aujourd’hui. » – Fabrice di Falco

 

« L’opéra a toujours été pour moi le seul art qui réunit tous les arts : de la voix à l’orchestre, de l’art graphique à l’art technique. Mais la musique classique reste aujourd’hui grandement réservée à une élite. Pourtant, beaucoup d’initiatives veulent ouvrir l’art lyrique au grand public, mais il y a un rejet de l’élite à cet égard,  et également un rejet du grand public. C’est pour cela que je veux porter cet art devant le plus large public. » – Julien Leleu

 

C’est après une « jam » que Fabrice di Falco fonde avec Jean Rondeau, il y a 5 ans, le Di Falco Quartet pour porter à bien son projet de métissage entre le baroque et le jazz. Il y a un an, il demande au contrebassiste Julien Leleu de le rejoindre dans son aventure pour l’enregistrement du disque  Les Sauvages, paru chez Sony. C’est dans ce cadre que les deux amis décident de créer un duo entre la voix d’opéra et la voix de la contrebasse pour pousser encore plus loin leur projet de démocratisation de l’art lyrique.

« Par son caractère très pratique, notre duo peut s’intégrer dans tous les programmes classiques, jazz, pop ou autre. »

Le duo « Les Contres » propose deux concerts exceptionnels dans le berceau de Joséphine Baker pour découvrir, le 3 novembre prochain, un programme totalement baroque et le 7 décembre, le même programme mais accompagné d’un trio complètement jazz. Retrouvez-le le 3 novembre et le 7 décembre, à 20h30, au Bal Blomet. Ces programmes musicaux seront également donnés dans les Caraïbes aux côtés de Carole Venutolo, sur les scènes nationales de Martinique et de Guadeloupe.

 

Fabrice di Falco et Julien Leleu

Les Contres

Contre-ténor/Contrebasse

 

Pluton-Magazine/2017

High-Profile/2017

Propos recueillis par CEO Dominique Lancastre

Secrétariat de rédaction Colette Fournier

Laisser un commentaire

*