Pluton Magazine
  • Accueil
  • Culture
    • Littérature
    • Arts
    • Cinéma
  • Savoirs
    • Philosophie
    • Société
    • Humanités
  • Vie
    • Santé
    • Sciences
    • Bien-être
  • Spectacles
    • Théâtre
    • Danse
    • Musique
  • Exploration
    • Voyage
    • Découvertes
    • Gastronomie
  • Boutique
Panier
0
0 Likes
Souscrire
Pluton Magazine
Pluton Magazine
  • Accueil
  • Culture
    • Littérature
    • Arts
    • Cinéma
  • Savoirs
    • Philosophie
    • Société
    • Humanités
  • Vie
    • Santé
    • Sciences
    • Bien-être
  • Spectacles
    • Théâtre
    • Danse
    • Musique
  • Exploration
    • Voyage
    • Découvertes
    • Gastronomie
  • Boutique
  • Découvertes
  • Voyage
  • Voyage Découvertes Gastronomie

La Yole de la Martinique: un patrimoine resplendissant

  • 27 juillet 2016
  • Pluton Magazine
Total
0
Shares
0
0
0

 
 
L’événement annuel se déroule, vacances battantes, fin juillet-début août. Pendant une semaine, la Martinique vit au gré des roulis de la mer, aux vents des Alizés, des embruns et de ce soleil chaud qui invitent les touristes, nombreux pour l’occasion,  à cette belle fête de famille.
 
Toute une histoire
  
La course de canots à voile a toujours existé dans toutes les îles des Caraïbes, mais c’est en Martinique qu’elle a jeté son ancre. Les fêtes patronales devinrent propices à l’organisation des régates, pour le plus grand plaisir de la population. Devant la popularité de l’événement et l’engouement de la population, la Société des Yoles et Gommiers de Courses de la Martinique a été créée en 1972. Ces barques de pêcheurs tiraient leur nom du Gommier, arbre dans lequel elles étaient finement taillées. La disparition progressive de cet arbre, avec l’accroissement des pêcheurs, conduisit les passionnés à se tourner vers les îles voisines pour trouver l’arbre fétiche. Mais ce n’était pas évident. Dans les années 40, un charpentier de la commune du François réussit à concevoir une embarcation s’inspirant à la fois du gommier et de la yole européenne. (A lire document sur les Gommiers de Potomitan)
 
 La construction
 
Aussi étonnant que cela puisse paraître, la construction d’une yole est un savoir-faire local ancestral qui défie la poussée d’Archimède sans plan véritable. Le principe de la construction est le suivant :
Sur une « quille » liée solidement à une « étrave » et à un « étambot » qui se différencient nettement, sont fixées des « membrures » de formes arrondies sur lesquelles sont cloués les « bordés » extérieurs, faits de planches de bois. Ces membrures seront calfeutrées puis mastiquées pour assurer l’étanchéité de l’embarcation. Pour la fabrication de la yole de compétition, la hache demeure le principal instrument qui constitue la boîte à outils du charpentier de marine local.
L’embarcation peut se couvrir de deux voiles pouvant totaliser cent mètres carrés de surface, sans « lest » et sans « quille » plombée. La Yole Ronde de compétition, évoluant à l’occasion des régates, est créée sans apport de matériaux nouveaux. D’une longueur de plus de 10 m, la coque, les membrures, les mâts, les «bois dressés», les «va-et-vient» d’écoute, sont tous tirés de la forêt martiniquaise. Le bois le plus utilisé est le poirier local. La vergue, elle, sort des champs de bambou du pays. Certains bois proviennent de la Guyane Française, comme le teck, ou l’angélique, dont sont faits la quille et le bordé. Sa jauge est supérieure à 1 tonneau, son poids est de 700 kg.
 
 

Félix Mérine vainqueur 2015 du Tour des Yoles de la Martinique
grand capitaine yoleur de l’histoire par le nombre de victoires (9) sur le Tour de la Martinique

en compagnie de la scénariste Euzhan Palcy

 
L’équipage
 
Un équipage comprend 11 hommes en moyenne qui prennent part à la course à deux voiles, et huit pour la course à une voile ou misaine. Pour cette dernière, l’équipage peut être réduit à 6 hommes en cas de vent faible.
Cet équipage se décompose en quatre sous-équipes gérant chacune sa partie : la barre, les manœuvres d’écoute, les manœuvres de rappel avec les bois dressés, et les cordes.
À bord de la yole, la polyvalence est de règle. Bien qu’il y ait un homme désigné pour les manœuvres d’écoute, il arrive que le patron ou son adjoint se charge de cette tâche.
Cette opération consiste, par le biais d’un cordage, à orienter la voile, lui donner du mou, ou la tendre au maximum en fonction du vent. Cette manœuvre est très délicate, quand elle est effectuée au passage d’une « vigie ».
À ce moment précis, il faut compter sur la rapidité et la force physique qui seront des atouts non négligeables. Un bateau peut perdre son avance initiale sur ses concurrents, et peut même se faire dépasser si les manœuvres d’écoute sont effectuées trop lentement.
 
 
Les voiles
 
Autrefois, avant et pendant la course, les voiles en coton étaient aspergées d’eau afin de les tendre au maximum. Maintenant, la plupart des embarcations possèdent des voiles en nylon.
Avec ce type de matériau, les voiles sont faciles à mâter, sont moins lourdes quand elles sont mouillées et possèdent une meilleure prise au vent.

Accès Premium

Cet article est réservé aux abonnés

Abonnez-vous pour accéder à l'ensemble de nos articles Premium.

Accédez à tous nos contenus Premium :

✓ Lecture intégrale de tous les articles Premium

✓ Accès aux archives

✓ Nouveaux articles Premium chaque semaine

✓ Abonnement sans engagement

Abo Pluton Premium

Déjà abonné ? Connectez-vous
Total
0
Shares
Share 0
Tweet 0
Pin it 0
Pluton Magazine

Article précédent
  • Découvertes
  • Voyage
  • Voyage Découvertes Gastronomie

Le jardin du I’llony, Paris

  • 26 juillet 2016
  • Pluton Magazine
Lire l'Article
Article suivant
  • Arts
  • Littérature arts cinéma

Dans l’univers de Yu Zhao, artiste peintre

  • 1 août 2016
  • Pluton Magazine
Lire l'Article
Vous devriez également aimer
Lire l'Article
  • Découvertes
  • Voyage
  • Voyage Découvertes Gastronomie

Le Japon que je porte en moi

  • Pluton Magazine
  • 6 septembre 2026
Lire l'Article
  • Voyage Découvertes Gastronomie

La poésie dans la musique antillaise.

  • Pluton Magazine
  • 3 septembre 2026
Lire l'Article
  • Voyage
  • Voyage Découvertes Gastronomie

BABA NYONYA ou les PERANAKAN

  • AdminPLUTON
  • 10 avril 2026
Lire l'Article
  • Découvertes
  • Voyage
  • Voyage Découvertes Gastronomie

MYTHE OU LÉGENDE À MALACCA

  • AdminPLUTON
  • 10 février 2026
Lire l'Article
  • Voyage

Le Japon introduit JESTA (Japan Electronic System for Travel Authorization)

  • AdminPLUTON
  • 10 février 2026
Lire l'Article
  • Voyage
  • Voyage Découvertes Gastronomie

« VIVRE ENSEMBLE » à PENANG

  • AdminPLUTON
  • 15 janvier 2026
Lire l'Article
  • Découvertes
  • Gastronomie
  • Non classé
  • Voyage
  • Voyage Découvertes Gastronomie

La lune d’automne, ou tsukimi

  • Pluton Magazine
  • 5 octobre 2025
Lire l'Article
  • Découvertes
  • Non classé
  • Société

Pluton Mag Agenda

  • Pluton Magazine
  • 23 septembre 2025

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Articles récents
  • Le Japon que je porte en moi
    • 6 septembre 2026
  • AUTORITÉ, POUVOIR ET DÉMOCRATIE, LE SUBTIL ÉQUILIBRE DE LA CINQUIÈME RÉPUBLIQUE
    • 3 septembre 2026
  • La poésie dans la musique antillaise.
    • 3 septembre 2026
  • IA : la musique générative la note qui fait débat
    • 3 septembre 2026
  • One upon a time : « Il attendait les pigeons » de Dominique Lancastre
    • 10 août 2026
  • SAINT-JACQUES-DE-COMPOSTELLE PLUS QU’UN PÈLERINAGE : UNE ÉTOILE DE BETHLÉEM
    • 14 mai 2026
  • BABA NYONYA ou les PERANAKAN
    • 10 avril 2026
  • CHRISTIANISME, L’IRRÉVERSIBLE EXPANSION
    • 1 avril 2026
  • Once Upon a Time : « Le Bain de Man Jeanne  » de Stécy Lancastre-Régent
    • 3 mars 2026
  • [Théâtre] « Hadriana dans tous mes rêves » d’après René Depestre. (Adaptation Williamson Belfort)
    • 26 février 2026

Souscrire

Souscrire à la newsletter

Pluton Magazine
  • Contactez la rédaction
  • Qui sommes-nous ?
  • Mentions légales
Explorer - Découvrir - Observer

Input your search keywords and press Enter.