Dans l’univers de Yu Zhao, artiste peintre

Les « promenades méditatives » de Yu Zhao, artiste peintre intemporelle.

“墨点无多彩点多” ––  旅法画家赵玉访谈

 

 

Cela fait combien de temps que vous êtes en France ?

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logopluCela fait bientôt 16 ans. J’avais étudié la langue et la littérature françaises à l’Institut des Relations Internationales, à Pékin. Si je compte les années universitaires durant lesquelles j’ai appris le français, j’ai passé autant (ou même plus) de temps à vivre dans la culture française que dans la culture chinoise.

Une fois, j’ai reçu un très joli compliment d’un ami sinologue, quelque chose comme : « Tu n’es pas une chinoise contemporaine, tu es une chinoise intemporelle ».

C’est sans doute cette Chine intemporelle qui est présente pour la meilleure partie dans ma peinture.

 

Racontez-nous vos premières années en France ?

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Après mes études universitaires, j’ai travaillé pendant presque un an dans une société française, à Pékin, et un jour, ma responsable m’a entretenu sur la cotisation de la retraite. À 22 ans, j’avais du mal à imaginer que ma vie était déjà ainsi tracée ! Ce fut le moment où j’ai décidé de partir à la découverte de la France, d’abord en faisant des études. J’ai choisi l’art, qui m’attirait depuis toujours. C’était comme si j’avais refait ma vie…

J’avais de la chance de pouvoir partir grâce à l’aide financière de ma sœur.

J’ai d’abord passé trois années à Bordeaux. Pourquoi cette ville ? Ce sont les Français que j’ai rencontrés à Pékin qui me l’ont conseillée, dont deux Bordelais… On m’a dit que c’était une très belle ville. En 1999, j’ai vu une seule photo de Bordeaux sur internet, puis j’ai décidé d’y aller, en rêvant de marcher sous les vignes (je pensais que les vignes étaient hautes, rampant sur des charpentes comme en Chine).

J’ai étudié les Arts Plastiques à l’Université de Bordeaux III. L’enseignement fut une immense ouverture pour moi. Je pensais apprendre à dessiner comme Raphaël, mais j’ai découvert les théories de l’art, l’esthétique, l’art contemporain, ainsi que toute l’histoire de la pensée occidentale derrière la pratique.

J’ai compris combien l’art académique (tel que je l’ai appris en Chine) est stérile. Peindre n’est pas une démonstration de la virtuosité technique, c’est un art de vivre, d’être, et la technique devient beaucoup plus simple et dynamique quand on a saisi l’essentiel.

Dans l’atelier de mon enseignant Pierre Garcia, j’ai aussi appris à préparer les supports, les couleurs, à travailler avec le camaïeu, le glacis, le collage, etc. C’était une révélation. Des bouffées d’oxygène. Il y avait des jours où je me promenais dans la rue avec la sensation de marcher dans des peintures naturelles, à travers des couches et des couches de glacis transparents, purs et lumineux. C’est là où j’ai appris, entre autres, la technique de la tempera, peinture à l’œuf, que j’utilise actuellement.

À Bordeaux, j’ai toujours dessiné (paysage, nature morte, modèle vivant, etc.) : à la fac, pendant mon temps libre, et dans un atelier privé, le soir. Un jour, j’ai dit au professeur que j’allais arrêter car c’était cher pour moi. Il m’a dit : viens quand même, juste n’en parle pas aux autres !… J’ai rencontré des gens très bien, et j’ai lié des amitiés pour toujours.

J’ai aussi suivi un cours optionnel en ethnologie, parce qu’en arrivant en France, je suis devenue « étrangère » et il y avait un choc culturel invisible infiltré dans la vie quotidienne (et déjà à Pékin lors de mes premiers contacts avec les « étrangers »…). Je voulais comprendre. C’est ainsi que j’ai redécouvert la culture chinoise, sa calligraphie et sa peinture. Chemin faisant, aujourd’hui, je me suis spécialisée dans la recherche sur le vocabulaire des théories de l’art en Chine classique.

Quant à la ville de Bordeaux, je ne m’y sentais pas du tout à l’aise. Même à ce jour, chaque fois que j’y vais, j’ai le sang qui coagule et refroidit peu à peu ! Mais que je l’aime ou non, Bordeaux est un peu comme ma deuxième ville natale.

En 2003, je suis allée à Paris, où je réside jusqu’à présent. J’ai obtenu mon doctorat d’Arts Plastiques à l’Université de Paris 8 en 2012, tout en continuant de pratiquer la peinture. Pendant 8 ans, j’étais également chargée de cours dans le même département à Paris 8.

Pendant mes premières années à Paris, j’ai passé beaucoup de temps dans les musées. J’ai regardé beaucoup de pièces de théâtre, et je me suis initiée à la danse contemporaine. Cette dernière est fascinante et m’inspire dans ma propre création artistique.

Entre 2004 et 2007, j’ai aussi suivi une formation très intense en traduction, à l’Ėcole Supérieure des Interprètes et des Traducteurs de Paris (Esit). Je pensais traduire des livres dans le domaine de l’art. Aussi, je voulais avoir un gagne-pain à côté de la peinture.

À cette époque-là, pendant deux ans, une dame âgée m’a prêté gracieusement son atelier de peinture dans le 18e, car elle était très touchée par l’histoire de Fabienne Verdier…

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J’ai commencé à étudier la calligraphie chinoise en 2002, d’abord en Chine auprès d’un calligraphe puis en autodidacte, en France. Au printemps 2004, j’ai pu rentrer dans l’atelier de Madame Peng-Tuan Keh-Ming, qui enseignait la peinture chinoise classique à l’association Paris-Ateliers (ancienne ADAC). Lorsque Madame Peng est partie à la retraite, en 2007, elle m’a proposée comme candidate pour lui succéder. Je ne m’y attendais pas du tout, car j’étais presque nouvelle et ce poste était très convoité. J’ai été recrutée par la direction.

Je suis très reconnaissante envers mon enseignante qui m’a fait confiance et qui m’a donné cette chance. À vrai dire, il me semble que, quand on a saisi le Principe de l’art, il n’y a pas tellement de différences fondamentales entre l’art chinois et l’art occidental, ni entre les traditions et les nouveautés. C’est cela qui m’a aidée à progresser vite en peinture chinoise.

Ainsi, après l’Esit, je ne suis pas devenue traductrice libérale comme prévu. Entre 2007 et 2010, j’ai enseigné la peinture chinoise à Paris-Ateliers, sur le site des Halles. Entre 2008 et 2010, j’ai aussi donné un cours de calligraphie dans le centre d’animation Censier. Je passais de longues heures à préparer ces cours – surtout pour les démonstrations. Ce fut une excellente école pour ma propre pratique, et pour exercer ma capacité de critique d’art. J’aimais faire faire des créations modernes, des compositions collectives, et discuter des textes philosophiques chinois. Les élèves adoraient mes cours – je puis le dire sans prétention. En 2010, j’ai démissionné pour me concentrer sur ma thèse et sur ma création personnelle.

 

À quelle période avez-vous commencé à peindre ?

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J’aime dessiner depuis toujours. À cinq ans, j’ai inscrit trois rêves sur le dos de mon premier journal : peintre, écrivain, astronome. Pour moi, ces trois métiers sont liés !

Quand on est enfant, on a beaucoup de centres d’intérêt, puis ça passe. Mais la peinture, je ne sais pas pour quelle raison, est restée attirante pour moi comme un trou noir. Comme si elle seule pouvait donner du sens à ma vie.

Quand j’ai voulu suivre des cours de peinture, mes parents s’y opposaient, jugeant que ce n’était pas un métier sérieux. En effet, mon père dessinait très bien, et pendant la Révolution Culturelle, il était contraint d’aller dessiner les affiches pendant que les autres se reposaient. Il ne voulait pas que moi et ma grande sœur reproduisions une telle expérience.

Au lycée, j’ai pu enfin suivre des cours de soir et des stages pendant les vacances scolaires, en dessin et en couleurs. Mon père a dit à ma mère : « Si l’on ne la laisse pas faire, elle va nous haïr toute sa vie… » C’était une formation académique rigide et je croyais naïvement que c’était cela, la peinture qu’il fallait maîtriser. Je n’y comprenais rien, et malheureusement, je n’ai rencontré aucun enseignant attentif. C’est plus tard, en France, que j’ai eu la révélation de ce qu’est la Peinture et comment l’apprivoiser. Je me suis présentée au concours d’entrée d’une école d’art, mais sans être retenue. Je n’avais pas beaucoup de pratique, comparée aux autres candidats, et j’étais médiocre ! L’échec m’a beaucoup chagrinée. Ensuite, j’ai passé le concours général et suis rentrée dans un prestigieux institut… J’ai choisi d’étudier le français car j’aimais les langues et la France m’attirait.

Quand je suis rentrée en Chine, il y a deux ans, des gens diplômés des beaux-arts et qui ont apprécié ma peinture, m’ont dit : « Tu as de la chance de ne pas avoir fait les Beaux-Arts ici, tu n’es pas rentrée dans le Système, ton inspiration n’a pas été massacrée par les dogmes académiques. » Peut-être. En tout cas, je suis tellement heureuse d’être allée jusqu’au bout de mes rêves ! J’ai choisi un chemin de vie considéré généralement comme l’un des plus difficiles. Mais je n’ai jamais regretté de ne pas être diplomate ou femme d’affaires. Je ne voulais pas non plus m’orienter vers les arts appliqués, la peinture est si pure ! Aujourd’hui, je ne peux pas dire que j’ai atteint mon objectif, mais j’ai confiance.

 

Quel est votre sujet de prédilection ?

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Formée en Chine par l’académisme et le réalisme, il m’a fallu une véritable révolution idéologique pour arriver à l’art abstrait et à l’art contemporain ! Cela a mis plusieurs années. Mais aujourd’hui, je me sens plus libre dans la peinture abstraite, dans l’improvisation. Sans contrainte du sujet, de la ressemblance, de la fidélité à un modèle ou à un concept. On est au plus proche du naturel, on travaille comme la nature, dans les pas de la nature. Naturel, sans contrainte, spirituel : ce sont aussi les plus hauts niveaux de l’art selon les théories de l’art en Chine ancienne. Avant de peindre, je pense à la composition, et me concentre sur une émotion particulière, sans me fixer sur un motif. Mais une fois réalisée, ma peinture abstraite évoque souvent la nature, des paysages fantastiques, et je ne peux pas m’empêcher de leur donner des noms parlant de la nature. Je crois que le paysage, c’est dans le sang des Chinois !

Je voudrais que ma peinture soit une promenade, une marche. Elle ne doit pas être visuelle, mais en profondeur. Je voudrais qu’elle offre au spectateur un moment méditatif, avec une composition plastiquement solide et qui surprend. Je voudrais qu’elle soit bonne, comme un bon morceau de steak appétissant.

En 2008, deux événements m’ont poussée à trouver mon propre style artistique. Le premier fut la réalisation d’une série de peintures à l’encre pour le décor d’un court-métrage Les larmes de la Luciole d’Antoine Mocquet, production de l’Ėcole des Lumières. Nous avons travaillé dans un hôpital psychiatrique désaffecté, en banlieue parisienne. J’ai eu tout le matériel, l’espace, ainsi que la liberté (mais il n’y avait pas d’électricité ni d’eau courante) pour réaliser des projets qui mûrissaient en moi : je cherchais une sorte de peinture calligraphique inspirée de la danse contemporaine. J’ai été initiée à cette dernière dans un atelier de Paris 8. Ce court-métrage a reçu plusieurs prix internationaux, plus tard.

En cette même année, j’ai commencé à marcher sur le chemin de Compostelle. Tout le long du chemin, j’ai abondamment dessiné et peint (à l’aquarelle). Chaque croquis était pour moi un terrain de recherche stylistique. Cette expérience m’a largement servi par la suite dans la création du paysage « calligraphique ».

Dans la peinture chinoise, il y a une technique appelée « jeu d’encre ». On joue avec l’encre, le pinceau et le papier. J’aime particulièrement ces jeux. Cela me rappelle mon enfance, ma fascination pour la terre, la boue, les eaux, la neige… Mais j’ai voulu du papier plus résistant et des couleurs plus vives. C’est ainsi que je me suis tournée vers le papier canson et la tempera. Parfois j’utilise l’acrylique aussi. Je maroufle ensuite le papier sur la toile, montée par moi-même.

Une fois, un cinéaste m’a demandé :

« Qu’est-ce qui est le plus difficile dans l’improvisation ? Ma réponse était : garder la vue de l’ensemble. »

Près de la fenêtre

Certains pensent que mon travail est dans la lignée de Zao Wou-ki. C’est un compliment. J’ai beaucoup d’admiration pour Zao Wou-ki, pour son génie et son esprit pionnier, mais je ne cherche pas à imiter son style. J’aime en particulier les croquis et les estampes de ses premières années en France, entre signes, figurations et abstraction lyrique. J’y vois son style mûr en germe, des tâtonnements, des énergies naissantes et déjà impressionnantes, cet état de prégnance me parle car je suis moi-même dans cette situation de croisement culturel, dans cette quête d’innovation artistique.

J’aime aussi les encres de Gao Xingjian (prix Nobel de la littérature), certaines sont vraiment très puissantes. Simples mais puissantes. C’est typiquement de l’art de lettré.

J’admire tous les grands maîtres européens. Voici quelques grands noms qui me viennent à l’esprit : Picasso, Derain, Klee, le Douanier Rousseau, Corot, le Caravage, Vermeer, Rembrandt, et les maîtres italiens de la Renaissance… Je veux faire du Picasso et du Klee éclatés en couleurs et en lumières, en abstrait.

 

Avez-vous beaucoup exposé ?

 

J’expose mes peintures depuis 2010, environ une exposition personnelle par an, dans des lieux différents : boutique, atelier d’encadrement, galerie-librairie, galerie associative, etc. Exposer est un métier à part entière. Heureusement, j’ai eu beaucoup d’aides et de conseils de la part de mes amis.

Exposer est pour moi un moyen vital de communiquer avec les gens, d’avoir de nouveaux regards et réflexions sur mon travail pour rebondir plus loin, de faire de nouvelles connaissances inattendues (comme avec vous et votre magazine), ce qui est toujours stimulant. C’est la prolongation de l’acte de peindre, et la récompense pour les heures de travail intensif, dans la solitude.

Par exemple, en 2014, j’ai exposé dans la galerie associative 60Adada, à Saint-Denis. Un jour est entré un monsieur inconnu, il m’a dit : « Il y a un demi Picasso dedans ! Il faut des couleurs, beaucoup de couleurs… » Lui-même, d’origine espagnole, était aussi peintre et fils d’une peintre. À l’époque, je peignais surtout avec des couleurs sobres, dans les tons noir et bleu, et mes couleurs étaient timides. Enfin, j’ai décidé de m’offrir le luxe de peindre avec beaucoup de couleurs, toutes ces belles couleurs que je rêvais de mettre en œuvre (le matériel est assez onéreux pour moi). Et de là sont sorties des peintures très colorées et joyeuses que j’ai exposées l’an dernier (et dont une partie est actuellement à la Barclays). Elles ont eu beaucoup de succès auprès des visiteurs. Mais dans cette expo-là, un peintre chinois expérimenté m’a conseillé de peindre avec moins de variétés de couleurs dans un tableau. Ce fut un conseil très précieux. Depuis, j’observe comment les grands peintres modernes réalisent des œuvres magnifiques avec une économie insoupçonnée de variétés de couleurs. Cela ne veut pas dire que je m’adapte aux goûts des spectateurs, que je ne travaille plus sur les monochromes ou les couleurs en florilège. C’est juste que ces conseils et dialogues m’ouvrent des horizons, m’encouragent et m’inspirent.

Dans mon exposition personnelle à la galerie-librairie Impressions, en 2013, une dame est entrée par hasard et a laissé son mail. Deux ans après, elle est venue à la porte ouverte de mon atelier et est repartie avec des tableaux. Plus tard, elle m’a présentée à Laura le Corre, qu’elle a connue dans une exposition à la Barclays. Depuis quelques mois, Laura me suit et me présente (actuellement à la Barclays). Grâce à elle, mes peintures grand format sont désormais en exposition permanente à la Galerie Emotion Plurielle, à la Baule, en Bretagne, sur ces deux sites.

Depuis trois ans, je travaille dans un atelier au Centre des Bateaux Lavoirs, à Saint Denis. Nous avons tous les ans des portes ouvertes en mai.

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Depuis 2014, je participe également au Salon International des Arts de Beijing, qui a lieu tous les ans.

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Comment avez-vous connu l’Espace Christiane Peugeot ?

 

Par l’exposition collective « Papier », en mai 2016, à laquelle j’ai participé. L’exposition a été organisée par Laura le Corre (avec son association Upart), à la demande de Madame Christiane Peugeot. Je ne connaissais pas ce lieu auparavant. Il est charmant, c’est un îlot de calme dans un quartier animé. Il s’y passe beaucoup d’activités culturelles et artistiques.

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Où exposez-vous en ce moment ?

 

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Actuellement, l’exposition collective « Papier » est transposée dans trois agences de la banque Barclays, jusqu’au 26 septembre 2016. C’est peut-être surprenant d’exposer dans une banque. Mais je trouve que l’art doit être ainsi présent dans tous les lieux de notre vie quotidienne. En plus, l’agence de Victor Hugo (je ne suis pas allée dans les deux autres agences) est un espace gracieux, vivant, les œuvres et les murs au ton jaune pâle se mettent en valeur mutuellement. J’ai l’impression de voir mes tableaux accrochés dans une véritable maison, c’est très agréable. Enfin, la sélection et la scénographie de Laura le Corre me semble intelligente, les œuvres des quatre artistes se concordent bien. Eloïse de Suzanne : aquarelle, Hakim Mouhous : sculpture (l’artiste est décédé très récemment), Corinne Peyron : feutre.

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Quels sont vos projets à venir ?

Continuer à peindre, à explorer la peinture. Je ne veux pas me fixer sur un style, une méthode. Il y a beaucoup à faire, c’est le temps et non pas les idées, qui manque.

J’ai soutenu ma thèse en 2012. Puis mes enfants sont nés en 2013 et 2016. Maintenant, je vais enfin passer aux choses « sérieuses », m’investir à fond dans l’art. Evidemment, je compte bien apprendre à mes enfants à dessiner, pour qu’ils deviennent mes assistants bientôt, un jour ! J’imagine déjà des compositions collectives avec eux… ce sera trop amusant.

Je présenterai une nouvelle exposition personnelle en 2017, à Paris (le lieu n’est pas encore défini, mais cela viendra). Je continuerai ma collaboration avec Laura le Corre que j’aime et respecte beaucoup, et chercherai une galerie parisienne qui pourra m’exposer.

Je compte aussi faire une exposition personnelle dans ma ville natale, Pékin. L’an prochain ou dans deux ans.

Enfin, j’ai un projet de livre qui est en train de se concrétiser (j’ai déjà l’accord d’un éditeur français) : écrire un livre de contes avec des réflexions sur la peinture, illustré – avec mes propres dessins bien sûr.

赵玉1998年毕业于北京国际关系学院法语系,2000年赴法深造艺术。2012年获巴黎第八大学造型艺术博士学位。在西方绘画和美学理论中的领悟,又促使她反观研习中国的笔墨艺术,并实验创造了一种“抽象风景”的画风。对她而言,艺术创作是一种交叉于日常生活的游戏与修行。赵玉自2010年起多次在法国举办画展,最近作品在法国布列塔尼省拉波勒Emotion plurielle画廊长期展出,目前正在参加巴黎巴克莱银行的群展《纸媒》。  她向 Pluton-Magazine》杂志讲述了自己的艺术历程。

 

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Dominique Lancastre CEO

Secrétaire de rédaction Colette Fournier

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