Quand on écoute l’architecte Manal Rachdi, deux éléments traversent l’esprit : l’imaginaire et le « tout est possible ». L’architecture est avec la musique lyrique le conditionnement majeur de l’univers culturel sociétal. À eux deux, ils forment la clé de voute qui cimente le transept de notre civilisation. Les autres formes culturelles, aussi remarquables soient-elles, en sont les absidioles, les enluminures. Les architectes, garants de la vision et de l’éloquence urbanistique, redonnent la parole au bâti ou au futur à bâtir. Paris a toujours su tirer parti de ce dialogue.
Avec Manal, imaginer c’était déjà fait.
Il y a eu d’abord l’accomplissement du projet « Arbre blanc » de Montpellier.
On y a créé des tours inversées : arrivant par le haut, on n’avait plus qu’à descendre dans les appartements. Redonner la vie à d’anciens viaducs en Calabre pour les transformer en habitations, ce fut aussi possible. Ressusciter certains lieux oubliés comme d’anciennes stations de métro, transformées à leur tour en piscines ou boites de nuit, devrait répondre à des cahiers des charges espace/acoustique rêvés par les plus grands.
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