Pluton Magazine
  • Accueil
  • Culture
    • Littérature
    • Arts
    • Cinéma
  • Savoirs
    • Philosophie
    • Société
    • Humanités
  • Vie
    • Santé
    • Sciences
    • Bien-être
  • Spectacles
    • Théâtre
    • Danse
    • Musique
  • Exploration
    • Voyage
    • Découvertes
    • Gastronomie
  • Boutique
Panier
0
0 Likes
Souscrire
Pluton Magazine
Pluton Magazine
  • Accueil
  • Culture
    • Littérature
    • Arts
    • Cinéma
  • Savoirs
    • Philosophie
    • Société
    • Humanités
  • Vie
    • Santé
    • Sciences
    • Bien-être
  • Spectacles
    • Théâtre
    • Danse
    • Musique
  • Exploration
    • Voyage
    • Découvertes
    • Gastronomie
  • Boutique
  • Arts
  • Littérature arts cinéma

Lee Hai-Jeon, peintre de la flamboyance

  • 3 juillet 2017
  • Philippe Triay
Total
0
Shares
0
0
0

.
.
Les tableaux du peintre coréen Lee Hai-Jeon forment un festin de couleurs, de lumières, de vie et d’harmonie. Pluton Magazine est parti à sa rencontre à Séoul.
.
Niché au bas de la maisonnette de l’artiste, dans une zone paisible du centre ouest de Séoul, l’atelier de Lee Hai-Jeon regorge de tableaux de toutes tailles. Y entrer c’est être agréablement assailli, submergé de couleurs vives et chatoyantes, déclinées dans une fiesta de formes savamment entrelacées, dans lesquelles un oeil exercé peut discerner d’autres mouvements, d’autres nuances subtiles.
C’est là le génie de cet artiste, cette intuition de l’harmonie et de la lumière, ce don de l’agencement des lignes. Sa vision est unique en son genre, portée par une passion intense pour la peinture et un travail quotidien soutenu. “Je passe la plupart de mes journées dans mon atelier”, explique Lee Hai-Jeon. “J’y peins, je me suis aménagé aussi un petit espace de détente.” Il y reçoit rarement quelques élèves pour des cours particuliers et quelques amis triés sur le volet.
 
Lee Hai-Jeon, série « Miracle », huile sur toile.
 
 
Agé de 60 ans aujourd’hui, le peintre rappelle qu’il a toujours aimé dessiner, “depuis son enfance”. “Mais mon père n’aimait pas trop ça”, concède-t-il. Dans une Corée du Sud en plein boom technologique et industriel où l’on valorise plutôt les carrières scientifiques et managériales, Lee Hai-Jeon tiendra bon et suivra sa vocation créatrice. Après des études d’art à l’université Chugye à Séoul, il s’envole pour Paris en 1983 et s’inscrit aux Beaux-Arts où il deviendra l’un des premiers Coréens diplômés de cette prestigieuse école.
 
Il approfondit ses connaissances, entre autres, de Claude Monet, Van Gogh, Paul Cézanne, Modigliani, Kandinsky… Ce francophile amoureux de la capitale y passera quatorze années où il fera de nombreuses expositions, notamment au Grand Palais. Après cette longue et trépidante parenthèse à Paris, la réadaptation à la vie coréenne n’est pas des plus faciles. L’artiste finit toutefois par trouver sa place et son rythme dans une scène artistique dynamique mais qui continue de privilégier les peintres locaux déjà « reconnus », en demeurant relativement peu ouverte aux innovations.
 
Lee Hai-Jeon, « Peace, Paradise, Miracle », huile sur toile, 2014-2015.
« C’est beaucoup de travail et même de douleur pour attirer l’attention du public », confie Lee Hai-Jeon. « Cela est dû à la nature même de l’art et de la peinture en particulier, qui ne sont pas négociables. On se demandera pourquoi je peins… Mais le plaisir que l’on ressent lorsque l’on peint, la satisfaction de terminer un tableau ne sont comparables à aucun autre. Cela apaise l’esprit, et c’est mieux que la célébrité, les gains ou n’importe quelle possession. Toutes les couleurs sont belles, et tous les jours j’ai du plaisir à jouer avec elles. La seule chose qui réjouit mon cœur est une toile ».
Actuellement, et depuis le mois de mai, Lee Hai-Jeon expose 70 de ses œuvres au Musée d’art contemporain Ieyoung, près de Séoul. Mises en valeur sur deux niveaux, les installations seront retirées en septembre. Mais temporairement. Le fondateur et président du musée, Kim Ie Hwan, envisage en effet de compter l’artiste parmi ses collections permanentes. « Ce serait une importante reconnaissance pour moi sur le plan national, et m’ouvrirait sans doute beaucoup d’autres opportunités », estime Lee Hai-Jeon.
 
Reportage Philippe Triay.
Pluton-Magazine/Séoul/2017.
 
Vidéo d’une exposition de Lee Hai-Jeon en 2012

Accès Premium

Cet article est réservé aux abonnés

Abonnez-vous pour accéder à l'ensemble de nos articles Premium.

Accédez à tous nos contenus Premium :

✓ Lecture intégrale de tous les articles Premium

✓ Accès aux archives

✓ Nouveaux articles Premium chaque semaine

✓ Abonnement sans engagement

Abo Pluton Premium

Déjà abonné ? Connectez-vous
Total
0
Shares
Share 0
Tweet 0
Pin it 0
Philippe Triay

D’origine martiniquaise, Philippe Triay est journaliste à France Ô, la chaîne du groupe France Télévisions consacrée aux Outre-mer, où il traite principalement de thématiques culturelles. Il a publié en 2015 un essai sur les écrivains martiniquais Aimé Césaire et Frantz Fanon ("Pour une lecture fanonienne de Césaire", éditions Dagan, Paris), ainsi que "Barbaries" en 2016 aux éditions du Manguier, un recueil de poésie illustré par le peintre guadeloupéen Romain Ganer. Son dernier livre, un récit intitulé "La fin de l'insouciance", est paru en mars 2018 aux éditions du Manguier.

Article précédent
  • Arts
  • Littérature arts cinéma

Yuko ASANO, Saiso SHIMADA : Entre Quilts « Ukiyo-e » et Calligraphies

  • 26 juin 2017
  • Pluton Magazine
Lire l'Article
Article suivant
  • Cinéma
  • Littérature arts cinéma

High-Profile: Dans l’univers cinématographique d’Izza Génini

  • 8 juillet 2017
  • Pluton Magazine
Lire l'Article
Vous devriez également aimer
Lire l'Article
  • Littérature
  • Littérature arts cinéma

Siyaj, publier pour faire bouger les lignes.

  • Pluton Magazine
  • 7 septembre 2026
Lire l'Article
  • Littérature
  • Littérature arts cinéma

One upon a time : « Il attendait les pigeons » de Dominique Lancastre

  • Pluton Magazine
  • 10 août 2026
Lire l'Article
  • Littérature
  • Littérature arts cinéma

Once Upon a Time : « Le Bain de Man Jeanne  » de Stécy Lancastre-Régent

  • AdminPLUTON
  • 3 mars 2026
Lire l'Article
  • Littérature
  • Littérature arts cinéma
  • Non classé

Once Upon a Time… « Ivre et Mourir  » de Michèle Jullian.

  • AdminPLUTON
  • 25 février 2026
Lire l'Article
  • Littérature
  • Littérature arts cinéma

Frankenstein, de l’épouvante à la fascination

  • AdminPLUTON
  • 13 janvier 2026
Lire l'Article
  • Littérature
  • Littérature arts cinéma

Ces expressions japonaises qui saisissent émotions subtiles, valeurs sociales et sensibilités esthétiques.

  • AdminPLUTON
  • 4 novembre 2025
Lire l'Article
  • Littérature
  • Littérature arts cinéma
  • Non classé

Once upon a time : « Ils venaient du Levant »de Georges Fayad.

  • Pluton Magazine
  • 28 octobre 2025
Lire l'Article
  • Littérature
  • Littérature arts cinéma

(Suisse) A3 Haute Édition, Amour Art Arcanes à la puissance 3

  • Pluton Magazine
  • 23 septembre 2025

Laisser un commentaire

Vous devez vous connecter pour publier un commentaire.

Articles récents
  • Pluton Mag: Abonnement Premium
    • 9 septembre 2026
  • Siyaj, publier pour faire bouger les lignes.
    • 7 septembre 2026
  • Le Japon que je porte en moi
    • 6 septembre 2026
  • AUTORITÉ, POUVOIR ET DÉMOCRATIE, LE SUBTIL ÉQUILIBRE DE LA CINQUIÈME RÉPUBLIQUE
    • 3 septembre 2026
  • La poésie dans la musique antillaise.
    • 3 septembre 2026
  • IA : la musique générative la note qui fait débat
    • 3 septembre 2026
  • One upon a time : « Il attendait les pigeons » de Dominique Lancastre
    • 10 août 2026
  • SAINT-JACQUES-DE-COMPOSTELLE PLUS QU’UN PÈLERINAGE : UNE ÉTOILE DE BETHLÉEM
    • 14 mai 2026
  • BABA NYONYA ou les PERANAKAN
    • 10 avril 2026
  • CHRISTIANISME, L’IRRÉVERSIBLE EXPANSION
    • 1 avril 2026

Souscrire

Souscrire à la newsletter

Pluton Magazine
  • Contactez la rédaction
  • Qui sommes-nous ?
  • Mentions légales
Explorer - Découvrir - Observer

Input your search keywords and press Enter.