Frankenstein, de l’épouvante à la fascination
Par Georges COCKS
Synopsis:
Europe de l’Est,19e siècle. Le Docteur Pretorious part à la recherche de Frankenstein, que l’on croyait mort dans un incendie quarante ans auparavant. Son but est de poursuivre les expériences du créateur du monstre, le Docteur Frankenstein. Seuls les monstres se rêvent Tout-Puissants.
Ce nom vous fait peur ?
On ne peut plus compter combien de réalisations il y a déjà eu autour de ce personnage grotesque et difforme, le miracle de la vie, la victoire sur la mort. Mais en voilà une qui nous laisse sans voix et cela n’est pas étonnant lorsque l’on connaît le grand génie de Guillermo del Toro que ce soit en tant que réalisateur, scénariste ou producteur s’attaquer au roman de Mary Shelley.
C’est une folie au cœur des hommes depuis des siècles de vouloir prolonger la vie éternellement, même s’ils en sont incapables de la créer directement. Nous avons cherché par tous les moyens à repousser le territoire de la mort : crèmes, mixtures, alimentations… mais pas bien loin.
Ce film rappelle comment l’homme est toujours fasciné par son désir divin dans le seul objectif de se mettre au-dessus de tout. Il sera prêt à tout, même au pire, pour se faire un nom, jusqu’à ce que ses démons l’aient rattrapé. Le demi-dieu qui rejette sa création, la créature vouée à être un monstre odieux se remplit d’humanité, un paradoxe que la connaissance livresque vient se heurter et se questionner.
Nous avons là un Jacob Elordi, dans le rôle du monstre, si beau, si bon qu’il devient le personnage le plus reconnaissant pour la vie. Il sera condamné à vivre dans la souffrance perpétuelle de la résurrection dans un monde qui est loin un paradis où il va apprendre à pardonner et à aimer.
Une sortie Netflix qui avait sa place sur le grand écran.
Asseyez-vous! Aucune crainte de sursauts à avoir, sauf pour les émotions !
Cocks Georges
©Pluton-Magazine
Netflix

