Nous avons un devoir de mémoire, encore faut-il connaître nos héros. L’histoire de La Caraïbe est orale, elle demande, elle exige, de prendre le temps de trouver ceux qui peuvent témoigner, et de retranscrire ces traces.
(Françoise Lancréot)
Née en Guadeloupe, Françoise Lancréot y grandit jusqu’à l’âge de 12 ans, où elle gagne la métropole. C’est dans l’Hexagone qu’elle poursuit ses études jusqu’à l’obtention d’un doctorat en musicologie avant de se rendre aux États-Unis, où elle rejoint la Berklee College of Music, à Boston, pour se consacrer au jazz. Flûtiste, maîtrisant tant celle de Boehm que l’instrument de facture artisanale en bambou, elle se passionne aussi pour les musiques traditionnelles et notamment le gwoka. Par le biais de son professeur Claude Laloum, elle découvre les musiques du monde qui deviennent son terrain de jeu.
Elle s’initie à la flûte Bansuri de l’Inde et au Chakuhatchi du Japon. Férue de culture et d’éducation, elle a dirigé le Chantier musical international regroupant 200 jeunes musiciens du monde entier autour de 5 grands chefs d’orchestre pour la création d’un hymne à la paix. Maître d’œuvre du Festival culturel de la Caraïbe, manifestation décentralisée et pluridisciplinaire et de l’école de musique Philippe Gros, elle a aussi parcouru la Caraïbe afin d’y mener des recherches en ethnomusicologie.
Elle est compositeur de la musique originale de la pièce de théâtre d’Aimé Césaire, La tragédie du Roi Christophe, montée à la Comédie française, l’auteur d’une thèse sur Les musiques populaires de la Guadeloupe et d’articles sur le quadrille, les musiques créoles et les pratiques musicales de la Caraïbe.
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