Pluton Magazine
  • Accueil
  • Culture
    • Littérature
    • Arts
    • Cinéma
  • Savoirs
    • Philosophie
    • Société
    • Humanités
  • Vie
    • Santé
    • Sciences
    • Bien-être
  • Spectacles
    • Théâtre
    • Danse
    • Musique
  • Exploration
    • Voyage
    • Découvertes
    • Gastronomie
  • Boutique
Panier
0
0 Likes
Souscrire
Pluton Magazine
Pluton Magazine
  • Accueil
  • Culture
    • Littérature
    • Arts
    • Cinéma
  • Savoirs
    • Philosophie
    • Société
    • Humanités
  • Vie
    • Santé
    • Sciences
    • Bien-être
  • Spectacles
    • Théâtre
    • Danse
    • Musique
  • Exploration
    • Voyage
    • Découvertes
    • Gastronomie
  • Boutique
  • Découvertes
  • Musique

High-Profile: Wilhem LATCHOUMIA,  le pianiste lyonnais que le monde s’arrache.  

  • 23 juin 2017
  • Pluton Magazine
Total
0
Shares
0
0
0

 
      Retour sur une vocation aboutie.
 
  Il est arrivé dans les circuits internationaux très élitistes pour ne pas dire très fermés par un modeste apprentissage au départ, via une MJC de Bron, à la périphérie lyonnaise, son coup de foudre lui étant venu vers l’âge de 7-8 ans par la découverte d’un piano ; le jeune Wilhem n’eut aucun mal à convaincre ses parents et il raconte avec humour que ceux-ci ont tout simplement feuilleté les pages jaunes de l’annuaire à la recherche d’une école de musique et que la réponse fut aussitôt favorable : « Aussi facile que de s’inscrire à des cours de tennis, ou dans un club de foot ! ».
 
A la bibliothèque, il écoutait un peu de tout, au hasard des disques et s’il n’a pas oublié les premières émotions de ses treize ans avec une sonate de Bartók ou le Pierrot lunaire de Schoenberg ; si son apprentissage par la suite le propulse bien évidemment  parmi les « classiques » incontournables, le jeune Wilhem, né à Lyon en 1974, se frotte très vite à la « musique de son temps », et cela il le doit à une femme, Rose-Marie Cabestany qui la lui fera découvrir. Aux Mureaux, de 13 à 18 ans, il sera en effet un élève assidu, il baigne dans une atmosphère très contemporaine, « Alors c’était bien, on voyait tout, les partitions, les manuscrits, elle expliquait, elle nous a fait si bien découvrir le monde de la composition. On est donc parti du XXème siècle et puis on a remonté le temps ! », Rose-Marie Cabestany travaillait au sein d’un ensemble tout voué à la création, Diabolus in Musica, basé à Tours et où des passionnés de musiques du Moyen Âge se retrouvent.
 
 Un solide apprentissage, des prix et les portes sur le monde.
 

 
 
Après deux années passées en Martinique, l’île des origines familiales, c’est le retour en Métropole avec une soif toujours intacte de musique. Le garçon est bien  tenté par Maths Sup/ Maths Spé mais c’est finalement l’instrument qui l’emporte et le voici à 18 ans au Conservatoire de Lyon avec aussi des études à la fac de musicologie (titulaire de la licence) avant d’intégrer le CNSMD, le Conservatoire National Supérieur de Musique et Danse de Lyon, avec des professeurs tels Eric Heidsieck et Géry Moutier, notamment. Là, il y obtiendra en 1999 son Premier Prix, à l’unanimité, avec les félicitations du jury. Il a été élève de Claude Helffer, il a suivi les master-classes d’Yvonne Loriod-Messiaen et de Pierre-Laurent Aimard.
 
Il rappelle volontiers qu’il ne courait pas après les concours mais que c’est par simple curiosité qu’il s’est ensuite lancé dans l’aventure, dès 2004. Il aura été bien inspiré puisqu’il décrochera en 2006  pas moins de six prix ! dont l’un en catégorie musique contemporaine (concours d’Orléans où il fait la connaissance du compositeur Pierre Jodlowski).
 
 

 
 
Ces lauriers le propulsent dans le monde entier pour une bonne moitié de ses concerts, Berlin, Saint-Sébastien, New-York, Pékin, Corée du Sud, Shanghai, Buenos-Aires, Liban, Estonie, Biélorussie, Italie, Grèce, Turquie…Et bien-sûr en France, comme dans la contrée familiale de la Martinique. Entre deux représentations, il professe en Suisse, au Conservatoire de Genève.
 
Aussi à l’aise dans la création contemporaine que dans le    grand répertoire.
 
 
Chez lui, lorsqu’il retrouve son bureau, son piano, les partitions venues de partout se sont accumulées mais il entend donner une chance à chacune ; on ne refuse pas, on s’y colle, c’est ensuite après avoir travaillé l’œuvre proposée qu’on se décide… Ce qu’il aime, c’est la diversité, c’est sa mission d’interprète pour le meilleur rendu. « Les compositeurs ont besoin de cobayes » dit-il amusé, ajoutant que lorsqu’il joue du Ravel, il n’a évidemment pas l’occasion de parler avec lui, pour lui demander ce qu’il pense de son interprétation … Wilhem Latchoumia est heureux de belles collaborations comme avec Pierre Boulez (mort en janvier 2016), Gilbert Amy, Jonathan Harvey (décédé en décembre 2012) ou encore Karl Naegelen pour la musique contemporaine ; il travaille les œuvres d’Heitor Villa-Lobos, le Brésilien, de Béla Bartók le Hongrois, d’autres. Il chemine aussi avec des chorégraphes, Stanislaw Wisniewski, Philippe Cohen, notamment. Il explique avoir toujours l’envie d’un lien avec cette musique que l’on fait maintenant, la musique contemporaine, il y a l’échange, le travail avec le créateur, ensuite c’est à chaque interprète de s’approprier l’œuvre, de l’exprimer selon son ressenti, comme on « dirait » personnellement un poème.  Bien évidemment les grands compositeurs classiques font partie de son répertoire, ainsi en 2004 il sortait un album thématique de Wagner à Venise  (édité par La  Dolce Volta).
 
 

 
Surfer sur la toile à la rencontre des créations, sans oublier le toy-piano pas démodé.
 
Parmi ses influences, la musique latino américaine, en l’occurrence donc Heitor Villa-Lobos  qui a intégré les rythmes d’Indiens d’Amazonie, comme d’autres  apports musicaux dans ce pays. Mais au rang des curiosités de ses débuts, il y a également le jazz tout comme la musique expérimentale ensuite et sur ce dernier point il souligne l’intérêt des supports contemporains grâce à Internet ; on est dans la génération de la toile, dès lors, voir, suivre ce que les autres font et créent, outre une légitime curiosité, peut aider à la stimulation. Se confiant à ekodafrik.net il évoque encore le toy-piano ou ce piano jouet, en français, qui a ravi nombre d’enfants. Idéal en tout cas pour mettre la main au clavier. Il rappelle que l’instrument miniature ne date pas d’hier, puisque né au XIX ème siècle et qui a amusé nombre de bambins depuis…Mais aussi les adultes. On le doit à un jeune émigré allemand de 17 ans, Albert Schoenhut qui lança ce premier Kinderklavier en 1872 à Philadelphie. Mais plusieurs compositeurs classiques l’ont utilisé, comme John Cage, Georges Crumb, ou encore Matthew McConnell (Concerto for toy piano and chamber orchestra -2004-). Et Wilhem s’y est mis aussi, recevant des partitions d’Autriche, des Etats-Unis, de France encore. Sur son Myspace, on peut d’ailleurs écouter un morceau de lui.
 

Accès Premium

Cet article est réservé aux abonnés

Abonnez-vous pour accéder à l'ensemble de nos articles Premium.

Accédez à tous nos contenus Premium :

✓ Lecture intégrale de tous les articles Premium

✓ Accès aux archives

✓ Nouveaux articles Premium chaque semaine

✓ Abonnement sans engagement

Abo Pluton Premium

Déjà abonné ? Connectez-vous
Total
0
Shares
Share 0
Tweet 0
Pin it 0
Pluton Magazine

Article précédent
  • Cinéma
  • Littérature arts cinéma

Carl Jaro, réalisateur engagé et déterminé

  • 22 juin 2017
  • Pluton Magazine
Lire l'Article
Article suivant
  • Arts
  • Littérature arts cinéma

Yuko ASANO, Saiso SHIMADA : Entre Quilts « Ukiyo-e » et Calligraphies

  • 26 juin 2017
  • Pluton Magazine
Lire l'Article
Vous devriez également aimer
Lire l'Article
  • Découvertes
  • Voyage
  • Voyage Découvertes Gastronomie

Le Japon que je porte en moi

  • Pluton Magazine
  • 6 septembre 2026
Lire l'Article
  • Découvertes
  • Voyage
  • Voyage Découvertes Gastronomie

MYTHE OU LÉGENDE À MALACCA

  • AdminPLUTON
  • 10 février 2026
Lire l'Article
  • Musique
  • Non classé
  • Théâtre Danse Musique

(Guadeloupe). Premier concours international de violon Joseph Bologne

  • Pluton Magazine
  • 15 octobre 2025
Lire l'Article
  • Découvertes
  • Gastronomie
  • Non classé
  • Voyage
  • Voyage Découvertes Gastronomie

La lune d’automne, ou tsukimi

  • Pluton Magazine
  • 5 octobre 2025
Lire l'Article
  • Musique
  • Théâtre Danse Musique

(Guadeloupe) Le Festival International de Musique Saint-Georges présente une édition 2025 remplie de surprises.

  • Pluton Magazine
  • 24 septembre 2025
Lire l'Article
  • Découvertes
  • Non classé
  • Société

Pluton Mag Agenda

  • Pluton Magazine
  • 23 septembre 2025
Lire l'Article
  • Découvertes
  • Non classé
  • Voyage
  • Voyage Découvertes Gastronomie

(Maroc) Fatima Al-Fihri et la bibliothèque Al-Quaraouiyine de Fès

  • Pluton Magazine
  • 23 septembre 2025
Lire l'Article
  • Musique
  • Théâtre Danse Musique

Le Festival International de Musique de Saint-Georges présente la Harpe Magique

  • Pluton Magazine
  • 17 octobre 2022

Laisser un commentaire

Vous devez vous connecter pour publier un commentaire.

Articles récents
  • « Jean Mor , esclave du ponant » de José Le Moigne.
    • 21 septembre 2026
  • Pluton Mag: Abonnement Premium
    • 9 septembre 2026
  • Siyaj, publier pour faire bouger les lignes.
    • 7 septembre 2026
  • Le Japon que je porte en moi
    • 6 septembre 2026
  • AUTORITÉ, POUVOIR ET DÉMOCRATIE, LE SUBTIL ÉQUILIBRE DE LA CINQUIÈME RÉPUBLIQUE
    • 3 septembre 2026
  • La poésie dans la musique antillaise.
    • 3 septembre 2026
  • IA : la musique générative la note qui fait débat
    • 3 septembre 2026
  • One upon a time : « Il attendait les pigeons » de Dominique Lancastre
    • 10 août 2026
  • SAINT-JACQUES-DE-COMPOSTELLE PLUS QU’UN PÈLERINAGE : UNE ÉTOILE DE BETHLÉEM
    • 14 mai 2026
  • BABA NYONYA ou les PERANAKAN
    • 10 avril 2026

Souscrire

Souscrire à la newsletter

Pluton Magazine
  • Contactez la rédaction
  • Qui sommes-nous ?
  • Mentions légales
Explorer - Découvrir - Observer

Input your search keywords and press Enter.