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Par Georges COCKS
Ce n’est pas un accident. Le corps sans vie est là, gisant au sol dans une mare de sang. La jeune fille presque nue, en larmes, a honte de regarder. Un homme est battu pour le plaisir, à cause de ses origines ou de sa couleur, ou de ses croyances. Tout cela se passe en direct sous l’œil des badauds qui interviennent avec leur smartphone, non pas pour appeler le 18 ni le 17 mais pour buzzer sur les réseaux sociaux. Mais que se passe-t-il ? Pourquoi les gens ne portent-ils pas assistance à ceux qui sont en danger et préfèrent filmer la scène ou fuir à grandes enjambées ?
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