Vous l’avez vue, vous l’avez entendue, vous l’avez croisée et elle vous a conquis. On parle d’elle plus qu’une rumeur, cette femme impétueuse, si pleine de vitalité qu’elle semble avoir prêté au tigre toutes ses qualités, mais son sourire ne mord pas.
Le Dr Marie-Antoinette Séjean, est nutritionniste, psychosomaticienne d’origine Martiniquaise, présidente et militante de l’association Nutricréole. Elle s’est attaquée à la cuisine créole, cette cuisine épicée qui fait saliver tous les voyageurs des tropiques dont on dit qu’elle ne fait pas du bien aux autochtones. C’est un délicieux combat car elle ne veut surtout pas nous interdire – mais nous réapprendre à manger et à rééduquer notre façon de considérer la nourriture. Elle veut nous montrer qu’il ne suffit pas simplement de s’en abstenir sans raison apparente, pour maigrir ou essayer des régimes coûteux dont certains ne marchent pas tout le temps. Positiver, bouger et bien manger, une triple dynamique, une approche globale simple et efficace pour assainir le corps et l’esprit.
Le stress induit le stockage, voilà pourquoi le poids du mental est très important dans un régime minceur. Celui qui ne stabilise pas son état émotionnel aura du mal à voir le résultat de sa quête de perte de poids, le stress étant le premier acteur du poids. Née d’un métissage historique riche et varié, l’assiette créole a malheureusement tendance à se ressembler sur toutes les cartes des restaurants et aussi dans la cuisine de la ménagère. L’héritage de la cuisine européenne dans la tradition créole permet de la réguler et donne de nombreuses possibilités de transformation et d’harmonie au goût de la cuisine créole.
Du fait de leurs voyages au loin, le sel est devenu l’agent conservateur sur les grands bateaux qui partaient à la conquête des îles et il est devenu difficile de se défaire de ce bon goût salé qui va favoriser aujourd’hui l’hypertension, la rétention d’eau et des graisses chez certains individus. Nous mangeons trop de sel partout dans le monde mais surtout sous nos latitudes. Le sel attise la soif et la faim, les industriels nous poussent aussi vers la porte sucrée de la gourmandise qui va multiplier et favoriser la prise rapide de poids.
Malheureusement, quand une canette de soda contient 14 g de sucres ajoutés aux Antilles, ils sont de 10 g en Métropole.
Le taux élevé de diabète oblige à prendre des mesures sanitaires pour infléchir la tendance. C’est ainsi qu’une loi visant à garantir la qualité de l’offre alimentaire en outre-mer, dite aussi loi Lurel sur le sucre, voit le jour le 4 juin 2013. Elle a pour objectif de réduire les taux de sucre des produits manufacturés et vendus dans les régions d’outre-mer.
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