Le peintre et photographe Heng Ravuth appartient à la nouvelle génération d’artistes du Cambodge. Il inscrit son œuvre dans un « para-réalisme » basé sur l’introspection, l’exploration du corps et de l’intime. Rencontre.
A Phnom Penh, au Cambodge, il existe un milieu artistique et culturel très dynamique. Composé de Cambodgiens et d’expatriés installés dans la capitale, ils et elles sont peintres, photographes, plasticiens, galeristes, écrivains, musiciens, enseignants… L’un des lieux de rencontres favoris de cette communauté est le Java Café and Gallery, à deux pas du monument de l’Indépendance. Cet espace convivial, qui comporte un étage, propose des expositions en permanence, notamment de jeunes artistes cambodgiens.
C’est là que nous avons rencontré le peintre et photographe Heng Ravuth. Né à Phnom Penh en 1985, diplômé de l’Université royale des Beaux-arts, membre fondateur du collectif artistique Stiev Selapak (« Les rebelles de l’art », en français), il fait partie de cette nouvelle génération d’artistes qui n’hésitent pas à bousculer les codes habituels, à revendiquer une totale liberté de création, quitte à choquer dans une société très influencée par ses traditions religieuses. Jusqu’au 30 septembre, il présente au Java Café and Gallery une nouvelle série de peintures intitulée « Drunk Nude », une série d’autoportraits en acrylique qui complète des créations précédentes qui utilisaient également les techniques de la photographie numérique.

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