Par Georges COCKS
Plus elle est épaisse, plus elle fait envie. Sur le grill, dans le four, dans la poêle, son odeur de cuisson nous ouvre déjà l’appétit. Une fois servis au fast-food, on écarte le pain pour voir l’épaisseur du steak ; au restaurant, on espère en avoir pour son argent. La viande compose le menu journalier de millions de consommateurs chaque jour, et pour beaucoup, c’est le dieu du ventre. C’est encore un miracle de la trouver dans notre plat. Au rythme de la consommation mondiale, on pourrait se demander si certaines espèces comme le poulet ou le bœuf ne seraient pas déjà éteintes ou en voie de disparition si elles n’étaient pas élevées en masse. Manger n’est pas mauvais en soi. C’est la façon dont nous mangeons et ce que nous mangeons qui mettent dans notre assiette quotidienne une mise en danger, d’autant que nous sommes le maillon final de la chaîne. La disparition des fermes, ces structures familiales d’autrefois génératrices d’une alimentation saine de proximité avec zéro impact carbone, au profit de l’élevage intensif, apporte son lot de troubles sur la santé de chacun d’entre nous.
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