Par Elisabeth Bouchaud
Portrait d’un ingénieur en robotique qui n’a rien du Dr Frankenstein
Rodolphe Gelin a l’humilité des grands créateurs : il s’efface devant ses « créatures », des robots humanoïdes. « Quand j’étais petit, comme tous les enfants, je voulais conduire des avions. En Terminale, j’ai même fabriqué un avion téléguidé avec deux de mes copains. Mais ça s’est arrêté là. Je n’ai jamais pu devenir pilote. » Tant mieux ! Il découvre l’informatique au cours de ses études d’ingénieur à l’École nationale des Ponts et Chaussées, et fait un master d’intelligence artificielle. « Ce qui me fascinait, c’était la capacité de l’informatique à prendre des décisions. Je me suis dit que ce serait bien si ça faisait bouger des objets. » Déjà, à seize ans, il avait « bricolé une voiture avec une calculatrice dessus ». On lui avait dit que c’était ça, le principe des robots, leur donner, par voie informatique, des ordres qu’ils exécutent. Il n’y avait jamais pensé.
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