Par Emmanuel Vilsaint
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Des expériences culturelles ayant pour but de stigmatiser les “masses” ont clairement démontré qu’il est très facile, dans certains milieux “élitistes”, d’exclure le « populaire » dans les formes performatives. On assimilera l’imaginaire populaire issu en grande partie des folklores à de la ringardise, on éloignera de plus en plus les créateurs de l’intarissable source d’inspiration des mythes anciens et de leur symbolisme ; on enfermera la libération du corps dans des tabous, on prêchera à nouveau cette pseudo-limite des langues régionales dans l’énonciation d’éléments culturels et scientifiques ; on dira, par exemple, que les formes et rythmes populaires regorgent de vulgarités et de niaiseries, par conséquent incapables d’élever une démarche artistique vers une proposition pertinente, avant-gardiste. Or, ce qu’on feindra d’ignorer, c’est que parler d’avant-garde n’est pas strictement parler de « modernité » dans un sens « branché » du terme, mais débouche encore vers de nouvelles démarches, plus subtiles mais perverses, d’exclusion.
Nombreux sont les théoriciens et les artistes qui n’ont eu de cesse de nous mettre en garde contre tout accaparement des luttes pour l’instauration d’un véritable théâtre populaire. Dans ce contexte écrit Romain Rolland :
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