Sur la rive d’en face, un bateau de croisière. Sur celle-ci, La Guinguette Chez Alriq. Le légendaire établissement revendique son âme bohème, sous les lampions en dentelles multicolores qui courent d’un arbre à l’autre, et sous lesquels ,au soir tombant, il fait bon saucissonner ou boire un verre, quand de l’autre de côté s’illumine la ville majestueuse à la courbe du fleuve, cette Garonne aux effluves d’océan qui amène aussi de subtils parfums d’herbes chaudes. L’espace se remplit vite, car la guinguette offre des concerts chaque soir ou presque. Le public est divers et bon enfant, le lieu et la musique sont fédérateurs, toutes générations confondues. Ce soir, c’est une première avec JazzIndia …
Il est là, le jeune garçon, guitariste de jazz prêt à jouer, mais c’est aussi un pari en effet que ce mariage d’une guitare et du sarangi, vielle traditionnelle. Tom Ibarra n’a que 16 ans et Ayan Khan, le jeune indien qui l’accompagne, n’est guère plus âgé. Rencontre inédite de deux très jeunes virtuoses. Shahid Khan, le père du second, est au tabla, le bordelais Pierre Lucbert à la batterie, et à la basse officie le périgourdin, Jean-Marie Morin. Pendant qu’on installe le matériel sur scène, Pluton-Magazine tend son micro…

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