Pluton Magazine
  • Accueil
  • Culture
    • Littérature
    • Arts
    • Cinéma
  • Savoirs
    • Philosophie
    • Société
    • Humanités
  • Vie
    • Santé
    • Sciences
    • Bien-être
  • Spectacles
    • Théâtre
    • Danse
    • Musique
  • Exploration
    • Voyage
    • Découvertes
    • Gastronomie
  • Boutique
Panier
0
0 Likes
Souscrire
Pluton Magazine
Pluton Magazine
  • Accueil
  • Culture
    • Littérature
    • Arts
    • Cinéma
  • Savoirs
    • Philosophie
    • Société
    • Humanités
  • Vie
    • Santé
    • Sciences
    • Bien-être
  • Spectacles
    • Théâtre
    • Danse
    • Musique
  • Exploration
    • Voyage
    • Découvertes
    • Gastronomie
  • Boutique
  • Arts
  • Littérature arts cinéma

Agat Marylène, libre et rebelle

  • 25 mars 2017
  • Pluton Magazine
Total
0
Shares
0
0
0

 
10 ans, cela se fête ! Et pour s’offrir ce cadeau avant de l’offrir à son public, Marylène Agat va peindre une série de toiles dans lesquelles, cette fois-ci, elle emporte son âme non pas en enfer, mais dans une symphonie de couleurs où le masque tombe comme le rideau sur la scène, car sur la scène de ce monde, les acteurs et les  images ne sont pas fidèles, encore moins les miroirs qui se teintent de leurs pâles reflets.
 
Qui est Marylène Agat ?
Cette plasticienne d’origine martiniquaise vivant en Guadeloupe est à l’origine des petits personnages qui peuplent ses toiles et qui revisitent nos comportements dans leurs interpellations les plus profondes en sondant la conscience, l’inconscience et le subconscient. C’est une femme libre et rebelle qui apporte sa lumière, à sa façon, dans le feutrement de la nuit  et dont la raison ne formule aucune objection.
Imago est le nom donné à sa toute nouvelle exposition d’une trentaine de tableaux. L’artiste veut laisser une empreinte indélébile, une flagellation mentale à tous ceux qui voudront bien accepter leur poteau de supplice pour s’affranchir, se découvrir, être enfin vrai, être enfin soi,  car le masque est comme un bal de Touloulou où le mal danse avec le bien, et où le mâle pense valser avec la femelle. Chacun a le droit de savoir pour agir en tout état de cause afin de briser la prison de verre où la personnalité unique chemine ses cent pas dans la même cour, sans se rendre compte que le confinement profite à bien d’autres.
Pluton Magazine a posé une toile vierge sur un chevalet pour vous peindre quelques réponses  de Marylène Agat.

 
PM : Imago, pourquoi ce nom ?
 
Le mot IMAGO résonnait plus que ce mot « image ». La simplicité de ce mot « image » résonnait plus y a 30 ou 40 ans. On  dit souvent : être sage comme une image, mais l’Image est-elle vraiment sage aujourd’hui ?
Cette année, j’ai voulu parler de l’image : en latin « Imago Masque Mortuaire ».
Il me semble important de parler de l’image, de ce qui paraît, de ce qui s’entrevoit, car, aujourd’hui, l’homme a dépassé ses limites. L’image a pris une telle importance que nous la changeons pour le plaisir de l’autre, dans tous les sens du terme. La société nous impose ce changement. L’image ! IMAGO ! nous entraîne inéluctablement dans un monde mortuaire, elle nous contrôle, elle nous prend dans son jeu et nous prenons un plaisir parfois candide à jouer avec elle. Tous ces compléments de l’être humain : alimentation, esthétique, vestimentaire, physique ou diabolique, sont des manipulations orchestrées. Nous sommes privés de nos propres facultés de perception et du mouvement. Nous avons perdu nos repères et les valeurs de notre identité culturelle commune à chaque peuple pour converger vers un concept unique, pour tout uniformiser. Nous sommes les pions de l’échiquier de cette nouvelle ère.
Ce passage de la fiction à la réalité, et vice versa, est une façon d’échapper aux contraintes imposées par la société qui, elle-même, va proposer un contrepoids pour ne pas voir l’entourloupe. Nous sommes intoxiqués au quotidien et l’image devient une aliénation mentale très puissante. Conscient ou inconscient, le monde perd de sa valeur… se cache derrière l’image.
 

PM : Avez-vous suivi une influence, un courant artistique défini, même en étant autodidacte ?

Non, je n’ai pas subi d’influence à mes débuts. J’ai grandi dans un monde imaginaire. Je me souviens que j’avais un professeur de français qui a dit un jour à ma mère : « Madame, il faut que votre fille aille voir un psychologue, elle est très absente dans les cours », une façon de dire que j’étais très rêveuse, et que je n’écoutais jamais. Et j’ai grandi avec ce silence, en donnant l’impression de n’être jamais comprise et surtout de parler dans un vide pourtant plein, comme si personne n’entendait  ce dialogue de sourds.
Très jeune, je prends ma vie en main. Je perds mon père puis, quelque temps après, ma mère, et c’est à ce moment précis que le déclic se fait. Je commence à m’intéresser à l’art.
Je dévore les livres et tout ce qui concerne le dessin, ensuite je regarde les tableaux d’un œil différent, et là, je commence à m’intéresser à différents artistes de France.
J’ai été influencée par quelques peintres, Van Gogh, Matisse, Jean-Michel Basquiat, Alain Caprice, Joël Nankin… pour ne pas dire, je suis tombée en admiration, et plus les années avançaient, plus le peintre lui aussi mûrissait par l’apport du monde et par son expérience personnelle. À mes yeux, c’est très important que le peintre se libère peu à peu de ses influences et devienne lui. On ne dit pas que Dali peint comme Van Gogh ou Monet comme Pissaro… le peintre doit s’émanciper et ne pas rester dans l’ombre d’un tableau dont les mérites le desservent constamment. Il ne doit pas s’enfermer dans un carré, nous sommes déjà, dans la vie, tous dans un carré. La maison est carrée, le lit est carré… tout ce qui nous entoure dans notre quotidien a la forme d’une boite, je prends cette liberté, mon travail ne se range pas dans une catégorie de figures ou de style, toutes ces lois de la peinture qu’on impose et qui détruisent quelque part le peintre autodidacte. C’est un travail de liberté, ma thérapie.

Accès Premium

Cet article est réservé aux abonnés

Abonnez-vous pour accéder à l'ensemble de nos articles Premium.

Accédez à tous nos contenus Premium :

✓ Lecture intégrale de tous les articles Premium

✓ Accès aux archives

✓ Nouveaux articles Premium chaque semaine

✓ Abonnement sans engagement

Abo Pluton Premium

Déjà abonné ? Connectez-vous
Total
0
Shares
Share 0
Tweet 0
Pin it 0
Pluton Magazine

Article précédent
  • Littérature arts cinéma

Le Maroc invité d’honneur de Livre Paris

  • 23 mars 2017
  • Pluton Magazine
Lire l'Article
Article suivant
  • Théâtre Danse Musique

To be or not to be: la chronique théâtrale

  • 27 mars 2017
  • Angelo Corda
Lire l'Article
Vous devriez également aimer
Lire l'Article
  • Littérature
  • Littérature arts cinéma
  • Non classé

« Jean Mor , esclave du ponant » de José Le Moigne.

  • Pluton Magazine
  • 21 septembre 2026
Lire l'Article
  • Littérature
  • Littérature arts cinéma

Siyaj, publier pour faire bouger les lignes.

  • Pluton Magazine
  • 7 septembre 2026
Lire l'Article
  • Littérature
  • Littérature arts cinéma

One upon a time : « Il attendait les pigeons » de Dominique Lancastre

  • Pluton Magazine
  • 10 août 2026
Lire l'Article
  • Littérature
  • Littérature arts cinéma

Once Upon a Time : « Le Bain de Man Jeanne  » de Stécy Lancastre-Régent

  • AdminPLUTON
  • 3 mars 2026
Lire l'Article
  • Littérature
  • Littérature arts cinéma
  • Non classé

Once Upon a Time… « Ivre et Mourir  » de Michèle Jullian.

  • AdminPLUTON
  • 25 février 2026
Lire l'Article
  • Littérature
  • Littérature arts cinéma

Frankenstein, de l’épouvante à la fascination

  • AdminPLUTON
  • 13 janvier 2026
Lire l'Article
  • Littérature
  • Littérature arts cinéma

Ces expressions japonaises qui saisissent émotions subtiles, valeurs sociales et sensibilités esthétiques.

  • AdminPLUTON
  • 4 novembre 2025
Lire l'Article
  • Littérature
  • Littérature arts cinéma
  • Non classé

Once upon a time : « Ils venaient du Levant »de Georges Fayad.

  • Pluton Magazine
  • 28 octobre 2025

Laisser un commentaire

Vous devez vous connecter pour publier un commentaire.

Articles récents
  • « Jean Mor , esclave du ponant » de José Le Moigne.
    • 21 septembre 2026
  • Pluton Mag: Abonnement Premium
    • 9 septembre 2026
  • Siyaj, publier pour faire bouger les lignes.
    • 7 septembre 2026
  • Le Japon que je porte en moi
    • 6 septembre 2026
  • AUTORITÉ, POUVOIR ET DÉMOCRATIE, LE SUBTIL ÉQUILIBRE DE LA CINQUIÈME RÉPUBLIQUE
    • 3 septembre 2026
  • La poésie dans la musique antillaise.
    • 3 septembre 2026
  • IA : la musique générative la note qui fait débat
    • 3 septembre 2026
  • One upon a time : « Il attendait les pigeons » de Dominique Lancastre
    • 10 août 2026
  • SAINT-JACQUES-DE-COMPOSTELLE PLUS QU’UN PÈLERINAGE : UNE ÉTOILE DE BETHLÉEM
    • 14 mai 2026
  • BABA NYONYA ou les PERANAKAN
    • 10 avril 2026

Souscrire

Souscrire à la newsletter

Pluton Magazine
  • Contactez la rédaction
  • Qui sommes-nous ?
  • Mentions légales
Explorer - Découvrir - Observer

Input your search keywords and press Enter.