Portrait d’un physicien qui aime la technologie (et vice-versa)
Patrick Tabeling a l’œil bleu qui pétille quand il parle de science, et il plaisante volontiers. Le petit garçon qu’il a dû être n’est jamais vraiment loin. Grandi à Grenoble, dans une famille de commerçants « taiseux », il a reçu une éducation très traditionnelle. « Ce qui n’est pas mal, parce que ça structure bien les choses », reconnaît-il. Il a reçu beaucoup d’amour, aussi. Quand il arrive à Paris, en 1972, pour « intégrer » la grande école d’ingénieurs Supélec, il est émerveillé par le vent de liberté post-soixante-huitarde qui souffle sur la capitale. « J’ai découvert un univers dont je ne soupçonnais pas l’existence, des gens qui parlaient de révolution, de changer le monde. Je me suis tout de suite investi. »
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