Cherchant à parler de la condition humaine dans son intemporalité, le prolifique Claude Brozzoni, adapte l’Odyssée d’Homère et l’Enéide de Virgile.
Sur la scène dénudée, trône un grand tapis persan faisant figure de plateau de jeu pour les deux protagonistes de l’histoire. Ce sont deux troyens, à la mer, chassés de leur pays et recherchant d’accostage en accostage, une terre d’accueil pour leur peuple.

Inquiétés par de sombres prédictions sur l’avenir funeste de Troie qui serait engendré par leur chair, le roi Priam et sa femme choisissent de livrer à la montagne, Pâris leur dernier-né.
Pendant ce temps-là sur le mont Olympe, les dieux se querellent pour un rien. Taquins, ils vont demander à un humain de départager trois déesses en conflit d’ego. Pâris, sauvé jadis par un berger et désormais devenu un homme de qualité, est désigné pour mener cette tâche pernicieuse. En récompense de son choix, il aura le droit de posséder la plus belle femme du monde. Habilement revenu dans le giron de ses royaux parents, Pâris s’en va courir le monde à la recherche de son présent. Hélène de Sparte est le joyau tant attendu qu’il ramène chez lui, à Troie. Floué, son mari (aidé par Agamemnon, Achille et par les plus grands guerriers grecs), déclenche la guerre au peuple scélérat. Commence alors un siège et une guerre redoutables qui dureront dix longues années. Mais c’est par cette ruse bien connue -ce cheval immense laissé en offrande à Athéna qui renfermait une troupe d’élite en ses flancs et que les troyens eux-mêmes ramenèrent dans les enceintes de leur cité imprenable- qu’ils furent décimés. Les quelques survivants du massacre durent fuir l’horreur et leur migrance débuta ainsi…
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