« Moi, je suis riche du conteur créole et de l’oralité. Dans la plupart de mon écriture, il y a une dimension orale et déclamatoire qui est présente. Dans Frères migrants, c’est comme s’il y avait une assemblée de poètes et qu’il y en avait un qui déclamait. Les conteurs pour nous sont morts, on ne pourra pas les ressusciter. Mais il y a une mémoire culturelle des conteurs qu’il faut faire par les politiques culturelles et notamment une poétique du conteur avec l’esthétique de l’oralité. » Patrick CHAMOISEAU
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Vous avez publié en 2012 le roman L’empreinte à Crusoé, relecture du livre de Daniel Defoe. Maryse Condé s’est consacrée à la version guadeloupéenne de La Belle et la Bête en 2013. À son tour, Aimé Césaire a adapté la pièce La tempête de Shakespeare en 1969. Comment comprenez-vous les versions antillaises de classiques du canon littéraire ?
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