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Il y a un pas qui a été fait contre le colonialisme. Pendant des millénaires, les Békés, qui étaient les descendants des colons, dominaient la réalité. Le seul moyen qu’Aimé Césaire a trouvé pour se libérer de cela a été de prendre la citoyenneté française qui donnait des droits à tout le monde. En devenant citoyen français, du coup on avait tous les droits, le Code du travail, on allait à l’école, c’était une promotion. Le projet de la génération de Césaire a été d’échapper à la féodalité békée, aux champs de canne et de trouver plus de possibilités. Mais la citoyenneté ne s’est jamais réalisée complètement. Jusqu’à aujourd’hui, nous ne sommes pas en égalité avec quelqu’un qui vit en France
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Vous êtes allé à la FLUP, en novembre 2016, à Rio de Janeiro dans une table ronde à côté de l’écrivaine brésilienne Conceição Evaristo. Quelles parallèles dresseriez-vous entre la littérature antillaise et brésilienne ?
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