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Lorsque Marion disparaît, brutalement écrasée par un tramway, Léonie n’a d’autre solution que de reprendre les affaires de sa mère et pas n’importe quelles affaires, puisqu’il s’agit de reprendre une galerie d’art, la galerie Dumas. Avec la mort de Marion et la reprise de la galerie par Léonie, Lise Kervennic met en place le fil conducteur du roman. Chose très astucieuse et qui peut paraître étonnante, l’auteure s’adresse tout au long de l’histoire au lecteur qui devient à son tour témoin de ce qui se déroule. Mais c’est fait de telle manière que le lecteur se prête au jeu très facilement. En plaçant le lecteur dans l’histoire, l’auteure crée une ambiance tout à fait remarquable, dès lors qu’il participe aussi à la trame.
L’écriture incisive donne un certain dynamisme à l’histoire et le lecteur ne s’ennuie à aucun moment. Lise Kervennic y ajoute de l’humour et nous surprend en nous faisant pénétrer dans le milieu très fermé qu’est celui des marchands d’art de Paris.
Si vous avez eu l’occasion de chiner, de parcourir les brocantes, d’assister aux ventes aux enchères à Drouot, de flâner à des expositions au Grand Parais, de vous rendre à Roubaix pour admirer La Piscine ou de vous rendre à New York pour déambuler au Moma (Museum of Modern Art), ce livre vous parlera. Si vous n’avez pas fait tout cela, il vous parlera tout de même car nul besoin d’être amateur d’art pour apprécier les descriptions que nous fait Lise Kervennic en nous peignant un milieu dont nous ignorons tout.
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