Avant l’émergence des réseaux sociaux, le citoyen lambda et l’obscur créatif ne savaient guère où donner de la voix. Parvenir à être publié, partager son avis sur un fait d’actualité ou une grande cause, exposer ses œuvres, revenait à escalader l’Everest avec une paire d’espadrilles.
L’éclosion du net et sa pandémie de sites et de blogs personnels semblaient être les prémisses d’une nouvelle ère de la communication, démocratique et pluraliste. Avec le recul, cette heureuse perspective doit cependant être corrigée. L’internaute attentif, le blogueur, le réseauteur non monomaniaque, donc celui qui picore sans addiction et s’acharne à garder un recul sur ce qu’il voit, pourra aisément s’en rendre compte : peu, voire très peu de contenus expriment directement et d’une façon argumentée la pensée de leurs auteurs.
Support authors and subscribe to content
This is premium stuff. Subscribe to read the entire article.