Les palaces de Paris: Le Bristol

 

Pearl of Oetker Collection

 

logopluLe Bristol  Paris, c’est plus de 90 ans d’histoire durant lesquels le luxe et le raffinement atteignent leur paroxysme. Poussez les portes du 112, rue du Faubourg Saint-honoré, dans le 8ème arrondissement de Paris, et entrez dans le temple du « Pearl of Oetker Collection » Le temps s’y prête et s’installer à une table dans ce jardin magnifique, loin du vacarme des rues environnantes, est presque un rituel.

 

Un peu d’histoire

 

Étroitement lié au développement de la rue du Faubourg St-honoré ce lieu prend toute son importance à la période Versaillaise . Vers 1715, la cour quitte Versailles pour s’installer à Paris. Il devient donc urgent de satisfaire toutes ces personnes habituées au faste. Commencent alors à sortir de terre, dans ce qui n’était que de grands champs car il faut se mettre dans le contexte du Paris du 18° siècle, de grands hôtels particuliers. Plus tard, au 19° siècle, on voit naître le Palais de l’Élysée qui est en fait le somptueux hôtel d’Evreux qui a changé de nom pour devenir ce que nous connaissons aujourd’hui comme étant le palais présidentiel. D’un autre côté, de grandes boutiques très à la mode s’installent rue du Faubourg St-Honoré ; Hermès et Lanvin, par exemple, qui vont faire la réputation de cette rue.

Ancienne demeure du Comte Jules de Castellane, Hippolyte Jammet l’achète et la transforme en un magnifique hôtel qu’il baptise Le Bristol en hommage à Frederick Hervey, quatrième  Comte de Bristol, grand voyageur du 18° siècle. Son goût pour le grand raffinement titilla sans doute l’esprit de Jammet qui trouva là un excellent atout à développer. Car, non seulement il acheta l’endroit mais il  lui garda son authenticité à travers son nom.

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L’hôtel ouvre ses portes en 1925 ; les années folles, l’entre-deux guerres, le Charleston nous viennent  instinctivement à l’esprit et Joséphine Baker aussi, bien sûr.  On peut alors imaginer l’attrait pour ce lieu pétillant de joie. Les artistes se côtoient un peu plus que maintenant bien qu’ils se détestent tous tout en faisant mine de s’aimer. Bref, Picasso, Mondrian, Hemingway, Scott Fitzgerald, Dali, Rochas, Balenciaga, Coco Chanel, Elsa Schiaparelli forment un cocktail des plus détonnant. Tout ce beau monde se rencontre au Bristol bien ancré dans Paris ; une légende est née.

 

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Un lieu époustouflant

 

La guerre arrive, mais comme nous ne l’aimons guère, nous nous passerons bien de remuer des vieux souvenirs de l’occupation. Sauf en juin 1940, quand le Bristol devient le siège de l’ambassade des États-Unis et de tous les américains résidant à Paris.

Mais revenons à la rue du Faubourg St-Honoré qui continue son développement en voyant arriver en 1954 Pierre Cardin, puis Christian Lacroix, Hermès, etc. Les stars hollywoodiennes commencent à trouver intéressant Le Bristol Paris et l‘on voit débarquer Kim Novak, Rita Hayworth, Charlie Chaplin… La guerre est loin derrière, place au cinéma, au faste, on se montre et on veut être vu (pas comme aujourd’hui où l’on sort partiellement habillé, sans doute la crise justifie-t-elle  le peu de tissu porté !).

 

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Tout ce qui est beau attire la convoitise

 

En 1964, Pierre Jammet, le fils d’Hippolyte Jammet, prend la direction de l’hôtel mais les années qui suivent vont être difficiles pour le monde entier,  crise pétrolière oblige. En 1978, Rudolf Oetker, fondateur du groupe industriel allemand Oetker, qui possède déjà Brenners Park-Hôtel and Spa à Baden Baden et l’Hôtel du Cap-Eden-Roc au Cap d’Antibes, s’empare du Le Bristol Paris. Vous comprenez alors mon « Pearl of Oetker Collection » noté  en introduction (prononcez si possible avec un accent allemand, si vous le désirez) Toujours plus grand, plus toujours plus luxueux, le Bristol s’est agrandi au fil des années, alliant sophistication et raffinement pour le plus grand plaisir de sa clientèle

 

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On pourrait s’attarder pendant des heures sur la formation du Bristol et l’originalité de ce palace accueillant où tous les employés travaillent d’arrache-pied pour garder dans le moindre détail l’élégance à la française maintes fois copiée à travers le monde, mais jamais égalée. Car les palaces de Paris, ce sont les murs, ce sont les jardins, les odeurs et un professionnalisme qui se retrouve jusqu’au plat que leurs restaurants nous présentent à travers des chefs, ô combien renommés !

 

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Toutefois, nous ne parlerons pas gastronomie dans cet article mais nous nous attarderons sur deux pensionnaires particuliers.

 

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Une vie de chat

 

Né le 24 mai 2010, le sacré de Birmanie, résident permanent (oui, je dis bien résident permanent car tout chat n’est pas vraiment chat lorsqu’il a comme demeure Le Bristol) est l’hôte de ces lieux. Yeux bleus couleur océan, pas de velours, il vit, il flâne dans l’herbe du jardin « à la française » sous la direction du jardinier. (jardinfrancais@lebristolparis.com  Directeur du Jardin Français : Pascal Havel)

Adoré des hôtes et des employés, compagnon des petits comme des grands. Intelligent, calme et affectueux, doux pelage et le regard empli de tendresse : voilà FA-RAON !

 

Fa-Raon - Le Bristol Paris

 

Le 31 juillet 2014, une nouvelle résidente, une ravissante chatte sacrée de Birmanie baptisée Kléopatre, entra en scène. Tendre et câline, joueuse et délicate, Kléopatre se partage le comptoir de la conciergerie avec Fa-Raon qui accepta cette nouvelle compagne bien qu’elle ait mis fin à la symbolique de l’unique âme féline du Bristol qu’il représentait.

L’année dernière, pour son troisième anniversaire, Fa-Raon avait reçu de la Maison Goyard un somptueux collier à nœud papillon «Oscar» en toile et cuir noir, ainsi qu’une écuelle en bois de peuplier recouvert de toile aux motifs de chevrons et rehaussée de garniture de cuir. Elle avait été personnalisée à son nom inscrit en lettres vertes ombragées de fuchsia, couleurs du Bristol.

 

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Kléopatre, tout comme Fa-Raon avant elle, se verra offrir par la prestigieuse Maison un collier à  nœud papillon «Oscar» orné d’une médaille en argent personnalisée de chez Christofle.

Comme le sous-titre l’indique, c’est une vie de chat avec des privilèges que nul autre chat de Paris ne saurait avoir. Kléopatre et Fa-Raon auront l’immense plaisir de voir décorer par l’artiste Renk leur appartement au Bristol. L’artiste Street Art à la renommée internationale, recouvrira les murs avec des tags du mot « chat » décliné dans toutes les langues ainsi que ceux des prénoms des deux adorables chats.

Chat alors !

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Pluton-Magazine remercie Céline Lavail-Georgin directrice du service communication et toute son équipe pour leur coopération, sans laquelle nous n’aurions pas eu le plaisir  de vous présenter Kleopatre et Fa-raon

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Photos: Tous droits réservés Le Bristol Paris

Dominique Lancastre  CEO

Secrétariat rédaction Colette Fournier

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